Williams Anders

Publié le par jijiaile

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Le 22° astronaute, Williams (Bill) A. Anders
, est né le 17 octobre 1933 à Hongkong, une colonie anglaise, redonnée à la Chine soixante-quatre ans plus tard. Son père y est officier de la marine américaine et son navire croise régulièrement les jonques, ces bateaux de pêche et de transport dont les voiles ressemblent à des ailes de chauve-souris.

De retour dans son pays, Bill a l’intention de suivre la même carrière que son père. Il rentre donc à l’Académie navale des Etats-Unis d’Annapolis où il obtient une licence de sciences en 1955. Un conseiller de l’Armée de l’Air le persuade ensuite de s’élever dans l’atmosphère plutôt que de glisser sur l’eau. Le futur marin va devenir ainsi aviateur après des stages de formation au Texas et en Georgie. Il reçoit son diplôme en 1956 et sert comme pilote de chasse dans des escadrilles du Commandement de la défense aérienne en Californie et en Islande.

Trois ans plus tard, Anders souhaite gravir un nouveau barreau sur l’échelle d’escalade du ciel. Il veut être pilote d’essai. Mais sa licence en sciences est insuffisante pour être reçu à l’Ecole d’Edwards. Il lui faut un diplôme supérieur qu’il envisageait d’acquérir ultérieurement. En 1960, il rentre alors à l’Institut de technologie de l’Armée de l’Air de Wright-Patterson pour s’inscrire aux cours débouchant sur une maîtrise en ingénierie aéronautique. Malheureusement, il ne reste plus de place. En raison de ses excellentes notes en mathématiques à l’Académie navale, la direction de l’établissement lui propose de suivre un enseignement en ingénierie nucléaire. Il prend toutefois des cours du soir en aéronautique à l’Université de l’Ohio.

Lorsque le 25 mai 1961 Anders entend le Président Kennedy décider de l’envoi d’un homme sur la Lune, il dit à sa femme Valérie : « Voilà ce que j’aimerais faire ! ». Pour son programme d’astronautes, il sait que la Nasa ne recrute que des pilotes d’essai diplômés. Après avoir obtenu, en 1962, la maîtrise en ingénierie nucléaire, il demande donc, à nouveau, son inscription dans l’Ecole d’Edwards, mais le centre n’accueille plus d’étudiants pour le moment. Déçu, il accepte un poste comme ingénieur au Laboratoire de l’Armée de l’Air de Kirtland où il est responsable du programme de protection contre les radiations des réacteurs nucléaires. Il poursuit aussi son entraînement en vol comme instructeur sur le T-33.

anders-T-33.jpgPersévérant, Anders dépose, en 1963 et pour la troisième fois, sa candidature à l’Ecole d’Edwards pour s’entendre dire que les critères d'admission se sont durcis. Son diplôme universitaire sanctionnant le second cycle de l’enseignement supérieur ne suffit plus. Il faut un certain nombre d'heures de vol qu'il n'a pas. Nullement découragé, il revient à Edwards aussi souvent qu’il peut, pour démontrer son habileté aux commandes du T-33. Ses manœuvres vont s’interrompre après que la Nasa ait lancé un avis pour la formation d’un nouveau groupe d’astronautes qui ne doivent plus être, obligatoirement, des pilotes d’essai. Soulagé et plein d’espoir, il est reçu par le comité de sélection auprès de qui il met en avant son expérience d’ingénieur nucléaire pour l’étude du blindage des vaisseaux contre les radiations spatiales.

En octobre 1963, Anders rentre dans la 3° équipe des quatorze astronautes, à l’âge de 30 ans. Il est connu pour être peu loquace, beaucoup consciencieux et très brillant. Il aime la pêche et le cross-country en ski.

Au Centre spatial de Houston, Anders se voit confier un rapport sur la quantité et le type de radiations que peut subir un astronaute lors d’un voyage vers la Lune. En tant qu’ancien instructeur de vol, il est chargé aussi d’entraîner les collègues de son groupe au pilotage du T-38. Grâce à ses calculs sur l’exposition d’un être humain aux ondes électromagnétiques, les responsables donnent le feu vert pour que les astronautes de Gemini 11 atteignent, sans danger, l’altitude record de     1 370 km. En mars 1966, il est nommé doublure du copilote Gordon pour cette mission qui se déroule six mois plus tard.

En décembre 1966, Anders est désigné copilote du 1er module lunaire (LM) qui doit être testé en orbite terrestre basse lors du vol Apollo 3. Après l’incendie dramatique de la cabine Apollo 1 au Centre spatial Kennedy et la prise en compte des vols inhabités dans la numérotation des missions, il est sélectionné, en décembre 1967, comme copilote du 2ème LM pour l’essayer sur une orbite terrestre haute (6.500 km) lors de l’expédition Apollo 9. En août 1968, il apparaît qu’à l’issue des tests au sol, le premier LM du vol Apollo 8 ne sera pas prêt pour un lancement en décembre 1968. De plus, les services secrets informent la Nasa d’un possible survol de la Lune par des cosmonautes soviétiques avant le début de 1969. L’agence spatiale décide alors d’utiliser le créneau de lancement de fin d’année pour mettre en orbite lunaire la cabine Apollo 8, si le premier vol en orbite terrestre d’Apollo 7 est un succès en octobre 1968.

Slayton, le Directeur des équipages, ne veut pas que les astronautes déjà désignés sur Apollo 8 partent vers la Lune, car il préfère qu’ils continuent à s’entraîner aux manœuvres avec le premier LM. Il demande donc aux astronautes d’Apollo 9 de participer à cette mission historique que beaucoup trouvent téméraire. Ils sont d’abord déconcertés par ce changement inattendu avant d’être enthousiasmés. Anders s’entraînait depuis 20 mois au pilotage du module lunaire et il a l’impression de quitter un vieil ami. Ses fonctions à bord d’Apollo 8 vont se trouver réduites. A ce sujet, le vétéran Lovell, son futur compagnon de vol, se moque gentiment de lui : « Tout ce qu’on te demande mon vieux, c’est de rester assis et d’avoir l’air intelligent ! ». Commence alors pour les trois hommes un entraînement intense qui dure seulement quatre mois et qui est triple. Les astronautes doivent non seulement se préparer à une mise en orbite lunaire, mais aussi à un simple survol lunaire et à une répétition en orbite terrestre de la mission Apollo 7 au cas où elle ne serait pas réussie.

Un mois après sa nouvelle affectation, Anders est persuadé que des cosmonautes soviétiques veulent, eux-aussi, survoler la Lune, car, entre le 14 et le 21 septembre 1968, Zond 5 (Un Soyouz inhabité sans le module orbital) effectue un remarquable aller-retour Terre-Lune. Le 12 novembre 1968, Anders est certain de partir vers la Lune, après l’analyse des résultats du vol d’Apollo 7. Le moteur principal SPS, chargé de la mise en orbite lunaire et de la désatellisation, a prouvé sa fiabilité dans l’Espace comme sur Terre où 4 échecs seulement ont été enregistrés sur 3.200 allumages. L'entraînement des astronautes va alors s’accélérer. Ils passent 10 heures par jour dans les simulateurs durant les six semaines qui les séparent du jour du lancement.

Mais Anders s’interroge à nouveau après le deuxième survol lunaire accompli par Zond 6 entre le 10 et le 17 novembre 1968. Les Soviétiques seront-ils les premiers êtres humains autour de la Lune ? Le 6 décembre 1968, quinze jours avant son départ, il peut répondre : « Non ! ». Ce jour-là, l’Union Soviétique n’utilise pas son créneau de tir pour lancer des cosmonautes.

Ce suspense ne fait pas oublier au service des relations publiques de la Nasa d’adresser à certains chanceux le faire-part suivant : « Vous êtes cordialement invités à assister au départ du vaisseau spatial américain Apollo VIII pour son voyage autour de la Lune depuis le complexe 39 A du Centre spatial Kennedy, avec une fenêtre de lancement commençant à 7 heures, le 21 décembre 1968. Signé : L’équipage d’Apollo 8 ».

Du 21 au 27 décembre 1968, Anders réalise son unique mission sur Apollo 8 (28,83 tonnes/11,14 mètres) d’une durée de 6 j 3 h pour le premier vol en orbite lunaire, en compagnie de Lovell et de Borman, le commandant de bord. Pour la première fois dans l’histoire du monde, des hommes quittent la Terre pour s’approcher d’un autre corps céleste. La fusée géante Saturn V (2.987 tonnes/111 mètres) propulse un équipage impressionné durant les deux minutes de fonctionnement du 1er étage, lors de la traversée de la partie la plus dense de l’atmosphère. Les astronautes sont secoués et Anders a l’impression d’être dans « un vieux train de marchandises dévalant une voie ferrée en anders-lancement.JPGmauvais état ». Onze minutes après le départ, le troisième étage associé à Apollo 8 se place autour de la Terre à une vitesse de 7,6 km/s. Anders procède alors à une série de vérifications des systèmes de la cabine, mais il ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil par un hublot pour admirer la planète qui défile sous ses pieds. Il « pense qu’il est dommage qu’on ne puisse pas rester en orbite terrestre pendant une bonne journée avant d’aller vers la Lune ».

Placé sur une trajectoire lunaire à 10,8 km/s après le réallumage du 3° étage, le vaisseau Apollo 8 prend son autonomie pour un voyage qu’Anders trouve « un peu monotone et long » parce qu’il n’a pas à réagir devant une seule défaillance de l’installation électrique, du conditionnement, des systèmes de communication et de propulsion dont il a la surveillance. Pourtant, Apollo 8, « un des meilleurs vaisseaux jamais construits », renferme vingt-quatre kilomètres de fils électriques, près de deux millions de pièces diverses (Il en faut moins de trois mille pour construire une voiture) et ses tableaux de bord sont couverts de 506 boutons, de 71 voyants et de 40 indicateurs.

Si Apollo 8 est en excellente santé, Anders ressent le « mal de l’espace » pendant vingt-quatre heures et aussi un manque de sommeil contre lequel il ne veut pas abuser de somnifères. Il regrette de ne pas pouvoir mettre à profit ses périodes d’insomnie pour bien regarder le ciel étoilé, car, après les premières six heures de vol, une partie du matériau qui encadre le hublot central se sublime. Il passe de l’état solide à l’état gazeux, puis une substance huileuse et gelée le recouvre, le rendant presque opaque. Les deux fenêtres carrées subissent le même sort, mais à un moindre degré. Seules les deux étroites fenêtres triangulaires vont rester claires tout au long de la mission. Il prend conscience alors des difficultés qu’il aura à réaliser son programme d’observation et de photographie du sol lunaire. En attendant, il a l’impression d’être « à l’intérieur d’un sous-marin » et il ne voit même pas la Lune à cause de l’angle d’approche du vaisseau.

anders-cabine.jpgLa veille de Noël et après une traversée de près de trois jours, Anders voit enfin l’astre de nuit sous la forme d’une masse sombre au moment où Apollo 8 pivote pour arriver à reculons au-dessus de la face cachée et allumer pendant 4 mn son moteur SPS. Le véhicule se satellise autour de notre satellite après avoir réduit sa vitesse de 2,56 km/s à 1,66 km/s sur une première orbite de 311 km x 111 km. La Lune vient de capturer avec un lasso invisible les trois cow-boys consentants. Pour Anders, l’émotion est immense : « On débouche sur la face visible en pleine lumière et on a sous les yeux l’extraordinaire spectacle des montagnes lunaires brillamment éclairées par le soleil ». Pour la première fois, des êtres humains tournent autour de la Lune et ils sont aussi les premiers à voir sa face cachée qui « ressemble à un tas de sable grisâtre que ses enfants ont longtemps piétiné en jouant » déclare Anders.

Il se met au travail pour remplir sa mission d’observateur géologique attitré et de cartographe principal auprès des scientifiques et des techniciens chargés de repérer les zones d’atterrissage des futurs modules lunaires. Pour un meilleur repérage des lieux, il a étudié et amené avec lui des vues prises par les sondes Lunar Orbiter et une carte de la Lune préparée par les astronomes de l’observatoire du Pic du Midi (Hautes-Pyrénées). Mais sa tâche n’est pas facile puisqu’il ne peut photographier et filmer qu’à travers les deux fenêtres triangulaires, ce qui oblige la cabine Apollo 8 à effectuer de multiples et compliqués changements d’attitude. Malgré cet handicap, près de huit cents photos et deux cent treize mètres de films sont pris.

anders-Terre.jpgMais la plus belle et la plus émouvante photographie est celle du lever de Terre prise par Anders à près de 380.000 km. Reproduite à l'infini, elle va rendre davantage crédible les mouvements de défense de l’environnement auprès du grand public en lui montrant une petite et fragile boule dont la biosphère doit être impérativement protégée.

Après avoir terminé dix rondes de Noël d’une durée de 20 h 10 mn, Apollo 8 disparaît une dernière fois derrière la face cachée où doit intervenir le réallumage du moteur pendant trois minutes pour le retour vers la Terre. Mais à l’issue de cet espace de temps, aucun signal n’est reçu. Cinq longues minutes passent au terme desquelles un début d’inquiétude se manifeste. Le moteur a-t-il mal fonctionné entraînant l’écrasement du vaisseau ? Soixante secondes plus tard, c’est le soulagement avec la reprise des communications annonçant le succès de la désatellisation.

Fatigué, mais incapable de s’endormir naturellement, Anders prend un somnifère sans oublier de souhaiter un joyeux Noël au Centre de contrôle. Le Capcom de service demande alors à Borman si « le petit » (Anders a 35 ans et ses deux compagnons cinq ans de plus) a bien posé ses chaussures près de la cheminée avant de se coucher. Anders lui réplique : « Oui, je les ai mises près de mon ours en apollo-rentr--e.jpgpeluche ! ». Il va dormir si profondément que ses camarades vont retarder le repas de Noël comprenant des tranches de dinde à déguster à la petite cuillère. C’est à une vitesse de 11,04 km/s qu’Apollo 8 entre dans l’atmosphère terrestre avant d’amerrir près du porte-avions USS Yorktown chargé de les récupérer. A son bord, les trois astronautes savourent, avec l’équipage, un morceau du gâteau de 245 kg confectionné en leur honneur.

Anders espère vivement qu’après avoir survolé la Lune, il va pouvoir s’y poser aux commandes d’un module lunaire. Mais, en janvier 1969, il est désappointé en apprenant que Slayton vient de le nommer comme doublure de Collins, le pilote de la cabine Apollo 11 pour la mission historique de juillet 1969 sur la Lune. Cela signifie que le Directeur des équipages a l’intention de le désigner, ensuite, pilote de la cabine Apollo 14 et non copilote du LM. Il informe Slayton qu’il n’est pas intéressé pour tourner à nouveau autour de la Lune. Il accepte alors sa proposition d’aider la Nasa en entrant au Conseil National de l’Aéronautique et de l’Espace, après le vol Apollo 11. Il fixe une condition cependant : rester dans le Corps des astronautes pour avoir une autre occasion de se poser sur la Lune.

En septembre 1969, Anders quitte l’agence spatiale pour devenir le Secrétaire exécutif du National Aeronautics and Space Council. Il est chargé, auprès de la présidence des Etats-Unis, des orientations concernant la recherche, le développement, les opérations et le planning des systèmes aéronautiques et spatiaux. Une fois arrivé à Washington, il prend ses nouvelles fonctions très à cœur après l'excitation qui suit le premier atterrissage sur la Lune. Il prépare l’après-Apollo : une base lunaire, un vol vers Mars, une station orbitale terrestre et une navette spatiale.

En 1970, Anders perd tout espoir de revenir à Houston pour reprendre son entraînement sur le module lunaire après la suppression d’Apollo 18, 19 et 20. Cette année-là aussi, aucun astronaute ne foule le sol lunaire suite à l’accident d’Apollo 13 composé de l’équipage qui était, initialement, celui d’Apollo anders-d--part.jpg14 dont Anders devait faire partie. Rétrospectivement, il va avouer qu’« il aurait préféré être le dernier homme sur la Lune plutôt que le premier à tourner autour ». En janvier 1971, il se rend près de Moscou pour visiter la Cité des étoiles et, en juillet, il se fait plaisir en suivant un stage de pilote d’essai au Centre d’Edwards où il avait essayé de rentrer à trois reprises. 
Peu à peu, Anders va constater et regretter l’absence de soutien politique pour l'ensemble des projets élaborés en collaboration avec le groupe spatial de travail mis en place par Nixon. En janvier 1972, le Président des Etats-Unis approuve uniquement le programme de navette spatiale moins ambitieux que prévu.

En 1973, suite à une réorganisation des services, le Conseil National de l’Aéronautique et de l’Espace est supprimé. Anders est alors nommé à la Commission de l’Energie Atomique des Etats-Unis. Deux ans plus tard, elle est dissoute et une autre est crée : la Nuclear Regulatory Commission (NRC) dont Anders devient Président. Il est responsable de la sécurité nucléaire et des problèmes environnementaux. Durant ces années à Washington, sa passion pour voler reste intacte. Il se lève à 3 heures du matin, se rend en voiture à l’aérodrome, décolle sur un T-38 et retourne à son bureau à 8 heures pour travailler sur ses dossiers.

anders-oslo.jpgEn 1976, à la fin de son mandat très remarqué à la NRC, le Président républicain Ford nomme Anders, ambassadeur des Etats-Unis à Oslo (Norvège). Il passe son temps libre aux commandes d’un hélicoptère survolant le fjord et il se rend deux fois par mois à Houston pour piloter un T-38. Un an après, il est contraint de démissionner comme c’est l’usage lorsqu’une nouvelle administration prend possession de la Maison Blanche. Le démocrate Carter vient d’être élu Président des Etats-Unis.

En 1977, Anders entre dans la compagnie General Electric (GE) comme Vice-président et Directeur-général de la division des Produits nucléaires. Il supervise la fabrication du combustible nucléaire et l’équipement interne des réacteurs. En juin 1978, il s’absente quelques jours pour répondre à l’invitation d’Albert Ducrocq, président du Cosmos Club de France qui organise le congrès Espace et Civilisation à Lyon. L’année suivante, l’Administrateur de la Nasa, Frosch, lui demande de faire partie de la Commission d’enquête sur le programme Navette qui prend du retard. En 1980, il quitte la division Produits nucléaires de la GE pour celle des Equipements d’avions, en tant que Vice-président et Directeur-général. Quatre ans plus tard, il rejoint le secteur aérospatial de Textron Inc comme Senior Vice-président exécutif.

En 1991, Anders devient Président-Directeur-Général de la General Dynamics, le second constructeur aérospatial et de défense américain qui fabrique notamment le chasseur F-16 et le lanceur commercial Atlas. En 1992, il collabore avec Slayton, son ancien patron qui a quitté la Nasa pour construire la fusée Comet. Après la chute brutale des commandes publiques due au réchauffement des relations est-ouest, il est contraint de mettre en place un plan de licenciement, un an avant son départ du fauteuil de PDG, en 1993. Il reste ensuite au Conseil d’administration du groupe jusqu’en 1996.

Anders va également occuper les fonctions de Consultant de l’Office of Science and Technology Policy et de membre du Defense Science Board et du Nasa Advisory Council. Il crée et préside aussi The Anders Fondation, une organisation philanthropique axée sur l'éducation et l'environnement.

Publié dans astronautes

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