Russel Schweickart

Publié le par jijiaile

schweickart-portrait-copie-1.jpgLe 23° astronaute, Russel L. (Rusty) Schweickart est né le 25 octobre 1935 à Neptune (Terre), qui est aussi le nom d’une planète du système solaire et le dieu romain de la mer, un milieu liquide dans lequel on éprouve la sensation d’être en apesanteur. Ce phénomène, Rusty ne l’aurait jamais connu si un Français de 17 ans, prénommé Jacques, n’avait pas quitté son charmant village alsacien de Lembach en 1892 pour travailler aux Etats-Unis, se marier et avoir un fils qui sera son père.

Après de brillantes études secondaires, Schweickart est heureux d’être accepté dans le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’une des universités et l’un des établissements de recherche les plus renommés du monde. En 1956, il obtient sa licence en ingénierie aéronautique et il entre dans l’Armée de l’Air pour devenir pilote de chasse. Il revient ensuite au MIT en 1960 comme étudiant en troisième cycle de l’enseignement supérieur qu’il doit interrompre l’année suivante.

Il est rappelé, en effet, sous les drapeaux parce qu’en août 1961, les autorités américaines s’inquiètent de la construction du mur de Berlin par les autorités de la République démocratique allemande qui veut séparer la zone communiste de la zone occidentale appartenant à la République fédérale allemande.

En tant que réserviste de l’Air National Guard, ce n’est pas sans une certaine émotion que Schweickart s’envole alors pour la France, le pays de son aïeul. Il effectue une mission sur la base aérienne américaine de Phalsbourg en Lorraine, près de la frontière allemande. Son escadrille de F-86 Sabre va y rester en état d’alerte plus de six mois.

De retour au Massachusetts Institute of Technology, Schweickart reprend avec impatience ses études supérieures. Il les termine en 1963 avec une maîtrise en aéronautique et en astronautique, après avoir soutenu une thèse sur la puissance rayonnée dans la stratosphère. Il entre alors comme chercheur scientifique à l’Experimental Astronomy Laboratory du MIT pour travailler sur la physique de la haute atmosphère et sur le suivi des étoiles, avec l'espoir qu’il pourra mieux les observer depuis l’Espace si sa candidature à la Nasa est retenue.

En octobre 1963, Schweickart est admis dans la 3ème équipe des quatorze astronautes, à l’âge de 28 ans. C’est le benjamin des trois groupes et il va avoir du mal à faire partager ses idées libérales que beaucoup trouvent trop larges et trop tolérantes. Homme d’esprit et enthousiaste, il est très cultivé et amoureux de musique symphonique. Il pratique le hand-ball, le squash, le golf, la bicyclette et la marche à pied.

Après sa formation, Schweickart est affecté sur le programme Apollo. Début 1966, il est tout d’abord désigné comme doublure de Chaffee dans le malheureux équipage d’Apollo 1 chargé d’expérimenter la cabine spatiale en orbite terrestre. Puis, il cède sans regret sa place à Cunningham en novembre 1966, suite à une réorganisation des vols. Car Slayton, le Directeur des équipages, lui confie le poste très recherché de copilote du premier module lunaire pour la mission Apollo 2. Schweickart doit tester autour de la Terre non seulement l’engin qui se posera sur la Lune, mais encore le scaphandre lunaire lors d’une sortie spatiale.

Avec la prise en compte des vols inhabités dans la numérotation, Apollo 2 devient Apollo 8. Mais en août 1968, la Nasa change l’objectif de cette mission qui sera l’orbite lunaire. En conséquence, Schweickart et ses deux coéquipiers sont transférés sur Apollo 9 afin de réaliser le programme pour lequel ils suivent depuis longtemps un entraînement particulier.

Il est si intensif à l’approche de l’envol qu’il diminue la résistance physique des astronautes. Deux jours avant le lancement prévu le 28 février 1969, McDivitt contracte un douloureux mal de gorge doublé d’un gros rhume très contagieux, puisqu’à leur tour Scott et Schweickart l’attrapent. Les trois hommes craignent alors que leurs remplaçants s’installent à bord d’Apollo. Heureusement, ils sont nés sous une bonne étoile, car les doublures ont quinze jours de retard dans leur préparation et les médecins estiment que l’équipage principal sera capable de se rétablir en cinq jours, en prenant des médicaments.

Du 3 au 13 mars 1969, Schweickart accomplit son unique mission de 10 jours 1 heure autour de la Terre sur Apollo 9 (41,34 tonnes/17,95 mètres), en compagnie de Scott et de McDivitt, le commandant de bord.

Une fois en orbite, les trois astronautes suivent les recommandations de Borman d’Apollo 8, victime du « mal de l’espace », un état voisin du mal de mer. Ils se lèvent calmement de leur couchette, évitent de tourner brusquement la tête et bougent lentement le reste du corps .

Malgré ces précautions, Schweickart ressent soudainement une douleur à l’estomac au moment où il commence à enfiler sa combinaison spatiale, avant de passer de la cabine au module lunaire (LM). Il est pris de vertiges et de nausées, mais il garde sa bouche fermée jusqu’à ce qu’il sorte une poche. Désobéissant aux consignes, son commandant n’avertit pas le centre de contrôle pour que ce malaise n'ait pas de suite fâcheuse sur la carrière de son jeune coéquipier. Quatre heures plus tard, alors que les deux astronautes se trouvent à bord du LM, Schweickart a des nausées une seconde fois.

McDivitt est contraint alors d’informer les contrôleurs, car si son camarade est souffrant, le plan de vol devra être modifié. Kraft, le directeur des vols, lui reproche sévèrement d’avoir tardé à signaler ce problème de santé et les médecins prescrivent des sédatifs à Schweickart . Peu après, il se sent beaucoup mieux et il peut remplir parfaitement ses tâches durant les sept heures de temps qu’il passe à l’intérieur du module lunaire, toujours amarré à la cabine Apollo. La série de vérifications atteint son point culminant avec les six minutes de fonctionnement parfait du moteur de descente DSP, ce qui rassure les deux hommes sur son comportement lorsque le LM effectuera son vol.

Si du côté matériel tout se passe bien, l’inquiétude subsiste sur la condition physique de Schweickart, car il doit effectuer une sortie spatiale de 2 h 15 mn qui pourrait présenter un risque désagréable et peut-être mortel si l’astronaute vomit dans son casque. Il est prévu qu’il teste le scaphandre lunaire en stationnant devant l’écoutille du module lunaire, puis en effectuant des va-et-vient jusqu’à l’écoutille ouverte de la cabine Apollo. Il s’agit de démontrer la possibilité de la rejoindre par l’extérieur si l’amarrage ou le passage entre les deux engins s’avère impossible.

Par prudence et en accord avec le centre de contrôle, McDivitt se résout à annuler la sortie de son coéquipier. Il lui demande d’expérimenter le scaphandre lunaire uniquement à l’intérieur du LM dans les conditions du vide spatial après la dépressurisation du véhicule et l’ouverture de son écoutille. Pour Schweickart, cet ordre est dur à accepter et il va tout faire pour que son commandant et la Nasa reviennent sur leur décision.

Dans les heures qui suivent, il mange très peu et il se conditionne mentalement en se répétant qu’il n’est pas malade. Après une bonne nuit de repos, il parvient ainsi à persuader ses supérieurs qu’il se trouve maintenant en pleine forme. Schweickart est en partie satisfait. Il va pouvoir sortir du module lunaire, mais en restant devant l'écoutille, sur la plate-forme fixée à l'extrémité supérieure d’une des quatre jambes du train d’atterrissage.

schweickart-porche.JPGLe 6 mars, Schweickart et McDivitt pénètrent pour la seconde reprise dans le LM où ils vont rester 7 h 10 mn. Après avoir revêtu son scaphandre et vidé l’atmosphère de l’habitacle, Schweickart pose ses genoux et ses mains sur le plancher pour passer à reculons par la trappe de sortie et s’arrêter sur la plate-forme. Là, il saisit chaque rambarde pour se redresser lentement, tout en chaussant les sabots attachés sur la passerelle.

Debout sur le balcon, Schweickart s’exclame en s’adressant à la Lune et aux étoiles : « Bonjour, bonjour ! », puis il rassure ses coéquipiers et le centre de contrôle : « Je me tiens solidement dans mes babouches et je me sens bien ! ». Emerveillé par le spectacle de l’univers, il s’écrie : « Mon Dieu ! Quelle vue ! J’aimerais faire une émission de télévision, mais je ne crois pas que j’aurai le temps ! ».

Car Schweickart doit réaliser de nombreux travaux dont l’essai d’une rampe fixée le long de l’étage supérieur du module lunaire, des observations astronomiques et le prélèvement d’échantillons de matériaux sur la coque du LM en vue de connaître l’érosion cosmique et la dégradation de peintures exposées au rayonnement solaire. Il est impatient aussi de prendre en photo Scott qui a ouvert l’écoutille de la cabine Apollo. Il l’interpelle : « Dave ! Où que tu sois, sors la tête ! ». Celui-çi passe alors son buste pour retirer, à son tour, des plaques de matériaux.

schweickart-eva.jpgMais l’essentiel de la mission de Schweickart est de qualifier le scaphandre lunaire et surtout le PLSS, un appareil autonome de survie qu’il porte sur le dos. Il vérifie, tour à tour et avec succès, chaque élément de cette véritable centrale miniaturisée d’une masse de 38 kg, enfermée dans un boîtier en deux parties mesurant 66 cm x 45 cm x 27 cm. Elle assure la fourniture de l’oxygène pour sa respiration, la ventilation interne et la pressurisation de sa combinaison, l’évacuation des gaz et des odeurs, le contrôle de sa température et l’élimination de sa chaleur, le maintien des liaisons radio et télémétriques avec ses camarades et la Terre.

Pour McDivitt et le centre de contrôle, la performance de Schweickart est largement concluante et il est inutile de prolonger davantage la sortie spatiale de 45 mn. Ils veulent éviter à Rusty une trop grande fatigue, car il est à jeun depuis la veille et il doit passer, le lendemain, une rude journée avec le pilotage du module lunaire.

Le 7 mars, pour la troisième et dernière fois, Schweickart et McDivitt entrent dans le LM et se préparent à le détacher de la cabine Apollo occupée par Scott. Mais le module lunaire ne veut pas se séparer de sa compagne. Les verrous des deux pièces d’amarrage ne s’ouvrent pas. Avec vingt-cinq minutes de retard sur l’horaire, les deux engins consentent, enfin, à se dire au revoir. Cependant, le LM continue à manifester sa contrariété. Il balance lentement de droite à gauche son corps de 14,53 tonnes et de 6,98 mètres de haut. Par mesure de sécurité, les deux astronautes décident alors d’annuler le vol de conserve avec la cabine, destiné à une inspection mutuelle.

Schweickart et son commandant reprennent vite en main l’engin capricieux et ils s’apprêtent aux cinq allumages espacés du moteur de descente DSP d’une durée totale de près de deux minutes et dont la poussée varie de 581 kg à 4,49 tonnes. La première mise à feu de dix-neuf secondes est accompagnée d’une secousse et d’un grognement insolite qui surprennent et inquiètent les astronautes, mais ils s’habituent rapidement à cette caisse de résonance qu’est le LM.

schweickart-lm-copie-1.jpgA bord de l’étage de remontée, Schweickart et son collègue décrochent ensuite l’étage de descente et allument les propulseurs RCS pour s’éloigner de lui. Puis, c’est au tour du moteur d’ascension ASP de prouver son bon fonctionnement, en créant une poussée de 1,59 tonne pendant six minutes. Après un vol de 6 h 22 mn, les deux astronautes rejoignent la cabine Apollo dont ils se sont éloignés de 183,5 km.

Le module lunaire est désormais opérationnel au prix cependant d’une consommation de propergols légèrement plus élevée que prévue au moment du rendez-vous. Il appartient maintenant à l’équipage d’Apollo 10 de répéter ces manœuvres autour de la Lune avant le grand saut d’Apollo 11.

Durant les derniers jours de la mission Apollo 9, Schweickart et ses coéquipiers braquent leurs caméras et leurs appareils de photographie vers le sud des Etats-Unis, le Mexique, le Brésil et l’Afrique pour un programme de mise en valeur de leur territoire et pour le calibrage des instruments qui seront installés à bord de la station orbitale Skylab qui fera suite aux expéditions Apollo.

De retour sur Terre, Schweickart est à la fois content du travail accompli et soucieux de son avenir après sa difficile adaptation à l'apesanteur. Pour les médecins de la Nasa, il n’est pas raisonnable qu’il soit affecté, dans l’immédiat, sur une autre mission. En avril 1969, Slayton ne peut donc pas le nommer en tant que doublure de Bean, le copilote du module lunaire d’Apollo 12, comme il en avait l’intention. Un membre d’un équipage de réserve devenant membre de l’équipage principal du 3° vol suivant, il perd ainsi l’occasion unique de se poser sur la Lune en compagnie de Scott, lors de la mission Apollo 15.

Schweickart accueille avec fatalisme cette décision à laquelle il s’attendait depuis son malaise. Cependant, le Directeur des équipages veut lui donner une seconde chance de revoler plus tard. Il l’intègre dans le programme Skylab et il le nomme à la tête des astronautes chargés d’effectuer des sorties spatiales depuis la station orbitale terrestre.

schweickart-apr--s-2.jpgAprès ce changement forcé, c’est avec un grand plaisir que Schweickart apprend que les trois astronautes d’Apollo 9 vont se rendre en France pour représenter la Nasa au Salon de l’Aéronautique et de l'Espace du Bourget où il fait la connaissance des cosmonautes Chatalov et Elisseïev. Le 30 mai 1969, il commente, en détail et très clairement, le film du vol au cours de l’émission « Les dossiers de l’écran » sur la 2ème chaîne de télévision. Le 3 juin suivant, le trouble est réciproque lorsque Rusty rencontre, pour la première fois, ses « cousins d’Alsace » à Lembach. Il devient citoyen d’honneur de la ville et il donne son nom à une rue. Une fois l’Atlantique traversé comme l'avait fait jadis son grand-père, il reprend son entraînement sur Skylab.

En plus, Schweickart veut apporter sa contribution aux recherches sur le syndrome du « mal de l’espace » en se portant volontaire auprès des médecins pour subir des expériences. Sa détermination soulève l’admiration de ses collègues qui le voient se rendre, une fois par semaine et pendant plusieurs mois, dans le laboratoire de la Naval Air Station à Pensacola. Couvert d’électrodes et de capteurs, il va tournoyer sur une chaise rotative, culbuter sur une table basculante, être suspendu par les pieds et marcher sur une mince poutre. Tous ces exercices de torture ont pour objet de mieux connaître l’organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne et qui est plus ou moins perturbé en apesanteur, selon les individus.

Schweickart supporte avec patience ce calvaire hebdomadaire et il montre surtout sa capacité physique à retourner dans l’Espace, en ayant acquis une résistance au phénomène de désorientation spatiale. Il espère commander un des trois équipages d’occupation de la station Skylab. Malheureusement, l’année 1970 va bouleverser ses plans. Il accueille avec appréhension dans son groupe cinq des astronautes du programme Apollo qui devaient partir sur Apollo 19 et Apollo 20, des missions supprimées. Il y a également Bean qui a dirigé les astronautes de Skylab avant de marcher sur la Lune. Pour Slayton, ces six hommes sont maintenant prioritaires pour un vol sur la station, avec trois scientifiques recrutés cinq ans auparavant.

schweikart-apr--s-3.jpgDébut 1971 et un an avant la désignation officielle, Schweickart est informé de sa nomination comme doublure des commandants de bord Bean et Carr, respectivement pour la 2ème et la 3ème mission sur Skylab. Après la démission de Cunningham déçu, lui aussi, d'être désigné comme doublure de Conrad pour la 1ère mission, Schweickart le remplace au poste de commandant. Mais il n’est pas démoralisé en voyant disparaître une seconde et dernière opportunité de repartir dans l’Espace. Au contraire, il veut rester à la Nasa pour continuer à mettre ses compétences à son service et tout le monde va s’en féliciter par la suite.

Le 14 mai 1973, une Saturn V à deux étages, porteuse de la station Skylab, décolle. Peu après, de fortes vibrations couplées à une vitesse vertigineuse détachent son enveloppe d’aluminium thermique et anti-météoritique. Elle se déchiquette, se froisse et sectionne l'attache du carénage abritant un panneau solaire replié. Un morceau du revêtement pénètre dans le logement du second panneau, l’empêchant de se déployer en orbite. Le départ de Conrad et de ses coéquipiers est alors repoussé dans l’attente de l’analyse de la situation qui est très critique. Sans bouclier de protection la station va être bombardée de micrométéorites et sa température intérieure va grimper jusqu’à 50° C, risquant de détruire la nourriture, les films et de répandre des gaz toxiques provenant des matériaux surchauffés.

Une course contre la montre s’engage alors durant les onze jours qui précèdent l’envol du premier équipage et c’est Schweickart qui va la mener. A la tête d’une équipe d’ingénieurs et de techniciens, il assume la responsabilité pour le développement d’un matériel de réparation. Sont conçues et fabriquées une perche rétractable munie d’un crochet pour retirer le morceau d’aluminium, une rampe télescopique (huit mètres de long en orbite) pour progresser le long de la station, une paire de cisailles pour couper le lambeau métallique et une toile (sept mètres de côté dépliée) pour remplacer la protection de Skylab.

Afin de démontrer l’efficacité de ces équipements, Schweickart les expérimente en passant de nombreuses heures dans un bassin, puis il apprend à Conrad, Kerwin et Weitz la façon de les utiliser. Avec un professeur aussi excellent et des élèves aussi doués, la réparation orbitale est un succès et la station devient habitable. En témoignage de sa reconnaissance, l’agence spatiale remet à Schweickart la NASA Exceptional Service Medal pour son rôle de leader dans cette opération de sauvetage réussi, une première spatiale.

 

Le 8 février 1974, le troisième équipage de Skylab revient sur Terre. Avec ce retour se termine aussi la mission de Schweickart qui a assuré les liaisons avec les neuf astronautes de la station pendant près de six mois, leur donnant conseils et encouragements. Trois mois plus tard, il quitte Houston pour le quartier général de la Nasa à Washington où il exerce les fonctions de Directeur au sein du Service des Applications. Il est responsable des « retombées spatiales », c’est-à-dire du transfert de milliers d’appareils, de matériaux et de procédés issus de la technologie de l’Espace vers les secteurs de la vie quotidienne : médical, vestimentaire, alimentaire, ménager, ferroviaire, naval, terrestre, aérien, bâtiment, énergie, sportif, industriel, électronique, informatique, chimique, métallurgique, mécanique, robotique…

Dans le cadre de son travail, Schweickart effectue, en septembre 1975, une traversée à bord du navire océanographique « La Calypso » en compagnie du Commandant Cousteau qui recueille des informations complémentaires à celles obtenues par les satellites d’applications terrestres.

En novembre 1976, Schweickart est affecté au Service du planning et de l’intégration des charges embarquées à bord des futures navettes. Puis, en août 1977, il est détaché pour deux ans auprès de Jerry Brown, le gouverneur de Californie passionné d’astronautique et candidat malheureux aux primaires pour la présidence des Etats-Unis. En tant que Conseiller sur les questions politiques et législatives relatives à la science et à la technologie, il appuie les initiatives de Brown qui veut utiliser ses connaissances pour la mise en valeur de son Etat.

Le dévouement de Schweickart est si apprécié que le gouverneur de Californie lui demande de rester à ses côtés. Il accepte et il démissionne de la Nasa en juillet 1979. Il est alors nommé membre de la Commission de l’Energie, puis Président, en charge d’anticiper les besoins énergétiques de la Californie et de diversifier les sources d'approvisionnement en électricité. En 1985, il retourne au Massachusetts Institute of Technology comme chercheur scientifique.

schweickart-apr--s.jpgCette année-là, Schweickart fonde, avec le cosmonaute Leonov, l’ASE (Association of Space Explorers). Au cours de l’année 1986, il devient le premier Président de cette organisation internationale qui regroupe celles et ceux qui sont allés dans l’Espace. Son objectif est de promouvoir la coopération spatiale et l’utilisation de la technologie spatiale pour le bénéfice de l’humanité. A l’automne 1988, le premier ouvrage de cette société paraît sous le titre « The Home Planet » préfacé par Schweickart et qui devient un best-seller mondial.

En 1987-1988, puis dix ans plus tard, il préside la Commission de sécurité pour les activités américaines en Antarctique, à la demande de la National Science Foundation (NSF). Il propose des solutions pour améliorer la sûreté dans les bases scientifiques polaires et il remet ensuite son rapport au Congrès et à la Maison Blanche.

Schweickart occupe également la présidence de sociétés d’informatique et de satellites de communications : la NSR Communications, le Courier Satellites Services Inc., la CTA Commercial Systems Inc. et le Aloha Networks. Sa grande expérience professionnelle lui permet de jouer un rôle prépondérant au sein de l’International Union Telecommunications (IUT) et de participer aux conférences mondiales de 1992 et de 1995 comme délégué américain pour l’élaboration des règlements et des politiques en matière de transmission de l'information. Il travaille aussi intensément avec l’Union Soviétique, puis avec la Russie sur les échanges scientifiques et technologiques.

Pour Schweickart, sa préoccupation actuelle est celle de l’avenir de l’espèce humaine menacée par l’impact d’astéroïdes qui vont croiser l’orbite de la Terre, tôt ou tard. Il convient donc de démontrer la possibilité de dévier ces corps célestes de leur trajectoire. A cette fin, la Fondation B-612, dont il est le Président du Conseil d’administration, a mis en oeuvre un plan visant à développer un intercepteur spatial. 

Publié dans astronautes

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