5° -> 20 février 62. MERCURY 6. Glenn. Fusée Atlas. 4 h 55 mn. Premier
Américain en orbite qui parvient à maîtriser les embardées de sa cabine. Puis, un capteur indique que les fixations du bouclier thermique sont détachées. On ignore si le signal est erroné. Dans
le doute, les rétrofusées ne sont pas larguées après leur mise à feu. On espère qu’elles maintiendront le bouclier et qu’ensuite la pression dynamique le plaquera contre la capsule. La mission
bien terminée, on constate le mauvais fonctionnement du capteur.
6° -> 24 mai 62. MERCURY 7.
Carpenter. 4 h 56 mn. Il n’écoute pas trop les contrôleurs qui lui recommandent d’économiser le carburant qu’il utilise pour effectuer des expériences scientifiques en
orientant la cabine. Allumage manuel des rétrofusées avec trois secondes de retard d’où un amerrissage à 370 km du point prévu. L’astronaute sort du vaisseau un canot pneumatique qu’il gonfle.
Il l’attache à la capsule, puis il s’y installe. Il attend les secours pendant une heure "avec pour unique compagnon un poisson noir devenu vite familier".
7° -> 11 au 15 août 62. VOSTOK 3.
Nikolaïev. 3 j 22 h 22 mn. Record de durée. Le cosmonaute est baptisé le « jumeau du Cosmos » car le lendemain, Popovitch, le deuxième jumeau, est lancé à bord
de Vostok 4. C’est la première fois que deux vaisseaux et deux cosmonautes sont sur orbite en même temps. La décision est prise de prolonger le vol de Nikolaïev d’une journée malgré
l’opposition du chef des équipages car la température à l’intérieur de la cabine est tombée de 27°C à 13°C.
8° -> 12 au 15 août 62. VOSTOK 4.
Popovitch. 2 j 22 h 57 mn. S’approche à 4,8 km de Vostok 3. Le 14, le cosmonaute accepte que son vol dure une journée de plus. Le lendemain, qui est le jour du retour, la
température de la cabine descend à 10° C. Plus tard, Popovitch annonce qu’il observe un orage. En phrase codée, cela signifie qu’il souffre de nausées et qu’il veut rentrer rapidement. Le
cosmonaute rectifie de suite en déclarant qu’il va bien et qu’il vient d’observer un orage avec des éclairs. Les contrôleurs pensent, à tort, qu’il cherche à cacher son malaise.
9° -> 3 octobre 62. MERCURY 8. Schirra. 9 h 13 mn. Lors du lancement, la fusée Atlas brûle beaucoup trop vite le propergol et l’officier de sécurité se prépare à la détruire après l’éjection du vaisseau. La situation redevient normale quelques secondes plus tard. Une fois en orbite et à la fin de la première révolution, la température à l'intérieur du scaphandre est si élevée que les contrôleurs s’apprêtent à interrompre la mission. Mais Schirra réussit à contrôler la température de sa combinaison. De retour sur Terre, il caresse la Mercury tout en affirmant : « C’est un gentil petit oiseau ! »
10° -> 15 au 16 mai 63. MERCURY 9.
Cooper. 1 j 10 h 19 mn. 1ère éjection d'un satellite-balise. L’astronaute est si détendu qu’il consomme peu d’oxygène. Son collègue Schirra plaisante en lui demandant d’arrêter
de retenir sa respiration. Au cours du vol, Cooper neutralise un système qui prépare le retour anticipé de sa cabine, il ne peut plus compter sur les instruments qui indiquent la
position du vaisseau et un court-circuit prive de courant le système de pilotage automatique. Il réussit manuellement à orienter l’angle d’attaque de la capsule, à la stabiliser, à allumer les
rétrofusées, avant d’amerrir avec une étonnante précision.
11° -> 14 au 19 juin 63. VOSTOK 5.
Bykovsky. 4 j 23 h 06 mn. Record de durée. Le cosmonaute est choisi à cause de son poids léger car la cabine est déjà alourdie pour un vol de huit jours. Mais le Vostok est
placé sur une orbite plus basse que prévue. La mission est donc ramenée à cinq jours ce qui est encore un record à l’époque. C'est le vol solitaire le plus long à l'heure actuelle. Le
surlendemain du lancement, Valentina Terechkova le rejoint à bord de Vostok 6. Au retour, il atterrit en parachute entre deux arbres et rejoint, en voiture, sa cabine qui s’est posée à 1,8 km
de lui.
12° -> 16 au 19 juin 63. VOSTOK 6. Valentina Terechkova. 2 j 22 h 50 mn. Première femme. S'approche à 5 km de Vostok 5. Elle éprouve les mêmes
malaises que Titov, mais elle refuse que le vol soit interrompu. Après un profond sommeil, elle réussit le test d’orientation du vaisseau pour une rentrée manuelle éventuelle. Sixième et
dernier retour en parachute d'un cosmonaute.
[le 3 décembre 63, le programme Soyouz, successeur du programme Vostok, est accepté. Le 13 avril 64, le programme Voskhod, intermédiaire entre le Vostok et le Soyouz, est autorisé. Le 3 août
64, le programme L3 d'atterrissage sur la Lune est approuvé]
13° -> 12 au 13 octobre 64. VOSKHOD 1 (5,32 tonnes/5,42 mètres).
Feoktistov, Komarov, Egorov. 1 j 17 mn. Apogée : 336 km (record). 1er vol triplace. 1ers passagers : Feoktistov (concepteur
de vaisseaux spatiaux) et Egorov (médecin). 1er vol sans scaphandre pour loger 3 cosmonautes dans un Vostok modifié. 1er équipage à se poser sur la terre ferme à bord du
module sphérique équipé d'un moteur de freinage mis à feu après le déploiement des parachutes.
14° -> 18 au 19 mars 65. VOSKHOD 2. Beliaïev, Leonov. 1 j 2 h 02
mn. Apogée : 475 km (record). Premier vol biplace. 1ère sortie spatiale de Leonov (12 mn). Il prend un risque en diminuant la pression de son scaphandre dilaté dans le vide pour
retourner à l'intérieur du sas de la cabine. Allumage manuel et tardif des rétrofusées. Atterrissage dans une forêt. Le lendemain, les cosmonautes parcourent 9 km en ski avec les
secouristes pour rejoindre un hélicoptère.
16° -> 3 au 7 juin 65.
GEMINI 4. McDivitt, White. Fusée Titan II. 4 j 1 h 56 mn. 1ère sortie spatiale américaine de White près du vaisseau (21 mn).
Impossibilité de la réaliser le long du 2° étage de la fusée Titan 2 dont l'approche exige trop de carburant et qui bascule dangereusement.
18° -> 4 au 18
décembre 65. GEMINI 7. Lovell, Borman. 13 j 18 h 35 mn. Record de durée (l'équivalent d'une longue mission
lunaire). Vol en formation entre 20 et 45 m avec le 2° étage de la fusée Titan 2. Gemini 7 est la cible de rendez-vous de Gemini 6. Elle remplace l'étage Agena détruit dans l’explosion
de la fusée Atlas au cours du lancement. En fin de mission, la marche des deux piles à combustible cause des soucis aux astronautes qui craignent de revenir un jour plus tôt et d’amerrir de
nuit.
19° -> 15 au 16 décembre 65. GEMINI 6. Stafford, Schirra (2° vol). 1 j 1 h 51 mn. Premier rendez-vous entre deux vaisseaux. Gemini 6 s’approche jusqu'à
30 cm de Gemini 7. Simulation de la rencontre autour de la Lune entre l'étage de remontée du module lunaire et la cabine Apollo. Première : 4 astronautes sur orbite. Plus tard, Stafford annonce
l’apparition d’un Ovni qui affole les contrôleurs. Il le décrit comme étant le Père Noël filant sur son traîneau.
20° -> 16 mars 66. GEMINI 8. Scott, Armstrong. 10 h 41 mn. Premier amarrage (27 mn) avec un engin : l'étage-fusée Agena 8. 1ère répétition de l'accostage autour
de la Lune entre l'étage de remontée du module lunaire et la cabine Apollo. Défaillance d'un moteur de manoeuvre de la Gemini responsable d'un violent mouvement de toupie. Armstrong l'arrête
après la séparation des deux engins en utilisant la quasi-totalité du propergol du vaisseau. Annulation de la sortie de Scott. Retour d'urgence sur Terre.
22° -> 18 au 21 juillet 66. GEMINI 10. Young (2° vol), Collins. 2 j 22 h
46 mn. Amarrage avec Agena 10 et propulsion à 763 km d'altitude (record) : 1ère répétition du réallumage de l'étage supérieur de la fusée Saturn V chargé d'envoyer Apollo vers la Lune.
Rendez-vous avec Agena 8. Sortie difficile (39 mn) de Collins qui s'élance vers l'étage-fusée pour démonter un piège à micro-météorites.
24° -> 11 au 15 novembre 66. GEMINI 12. Lovell (2° vol), Aldrin. 3 j 22 h 34 mn. 3 amarrages avec Agena 12. Doute sur la fiabilité de son moteur.
Propulsion annulée. Sortie facile de 2 h 08 mn d'Aldrin qui utilise de nombreux points d'appui. Il relie Gemini et Agena avec un câble qui ne peut être tendu après leur séparation. A
l'arrière de la Gemini, il effectue avec succès des travaux de mécanique, d'électricité et de plomberie.
27°
-> 26 au 30 octobre 68. SOYOUZ 3. Beregovoï. 3 j 22 h 50 mn. Il s’approche à 35 m de Soyouz 2 inhabité, puis il
attend que sa cible soit éclairée par le soleil pour s’amarrer à elle. Pendant la pause, son vaisseau dérive et il doit consommer beaucoup trop de propergol pour se remettre dans l’axe de
Soyouz 2. Il est contraint de renoncer à l’amarrage afin de garder une réserve de carburant pour le retour. A l'atterrissage, la cabine est traînée par un vent violent dans le
parachute.
28° -> 21 au 27 décembre 68. APOLLO 8. Borman (2° vol), Lovell
(3° vol), Anders. 6 j 3 h. Record de vitesse vers la Lune : 10,81 km/s après le réallumage du troisième étage de la fusée Saturn V. Premier vol historique autour de la Lune (20
h 10 mn) à 378.504 km de la Terre. Les astronautes reviennent sur Terre fatigués après avoir mal dormi à cause soit du froid, soit de la chaleur dans la cabine.
29°
-> 14 au 17 janvier 69. SOYOUZ 4. Chatalov. 2 j 23 h 20 mn. Premier amarrage de deux vaisseaux habités pendant 4 h
33 mn (avec Soyouz 5). Pour la première fois, quatre hommes sont dans un même train spatial. Répétition du rendez-vous entre le module LOK autour de la Lune simulé par Soyouz 4 et le module LK
de retour du sol lunaire simulé par Soyouz 5. Parti seul, Chatalov revient avec Elisseïev et Khrounov de Soyouz 5. Ils se posent dans 80 cm de neige et par une température de -30°
30° -> 15 au 17
janvier 69. SOYOUZ 5. Volnynov, Elisseïev, Khrounov. 1 j 23 h 45 mn.
Amarrage avec Soyouz 4. Premier transfert d’équipage : sortie de 37 mn de Khrounov et d’Elisseïev qui entrent dans Soyouz 4. Ils simulent le passage du piéton lunaire du LK dans le LOK autour
de la Lune. Rentrée périlleuse de Volynov. C’est l’avant de la cabine qui aborde l’atmosphère au lieu de l’arrière avec son bouclier thermique de protection. Elle s’échauffe dangereusement
jusqu’à ce que le module se retourne après le détachement tardif du module de service. Puis, les suspentes du parachute s’entrelacent avant de se dénouer. Atterrissage très brutal. Volynov se
casse des dents lorsque sa tête heurte la paroi de la cabine.
31° -> 3 au 13 mars 69. APOLLO 9. McDivitt (2° vol),
Scott (2° vol), Schweickart. 10 j 1 h. Premier vol autour de la Terre d'Apollo au complet : vaisseau orbital lunaire (CSM) et module lunaire (LM). Sortie de 45
mn de Schweickart qui teste le scaphandre lunaire. 1er amarrage du CSM avec le 1er LM piloté par McDivitt et Schweickart après leur vol autonome de 6 h 22 mn et un éloignement de 183
km.
32° -> 18 au 26 mai 69. APOLLO 10. Cernan (2° vol), Stafford (3° vol), Young (3° vol). 8 j 3 mn. Premier vol autour de la Lune (2 j
13 h 57 mn) d'Apollo au complet : vaisseau orbital lunaire (CSM) et module lunaire (LM) qui s'approche à 15 km de la surface de la Lune. Stafford reprend en main l'étage de remontée du LM devenu
incontrôlable et sur le point de s'écraser. Amarrage du CSM avec le LM piloté par Stafford et Cernan après leur vol autonome de 8 h 10 mn. Record de vitesse de rentrée : 11,10 km/s.
33° -> 16 au 24 juillet 69. APOLLO 11 (43,81 tonnes/18,12 mètres). Fusée Saturn V.
Collins (2° vol), Aldrin (2° vol), Armstrong (2° vol). 8 j 3 h 18 mn. A 300 m au-dessus de la surface lunaire, Armstrong arrête le système de
pilotage automatique du LM et prend les commandes manuelles plus tôt que prévu pour éviter un terrain couvert de rochers. Premier atterrissage historique sur la Lune (21 h 36 mn). Sortie
d’Armstrong (1er homme sur la Lune) et d’Aldrin pendant 2 h 31 mn. Installent les appareils scientifiques de l'Easep qui fonctionne pendant 2,5 mois. Parcourent 926 m. Ramènent 21 kg
de roches. Collins reste à bord du CSM en orbite lunaire (2 j 11 h 30 mn).
37° -> 14 au 24 novembre 69. APOLLO 12. Conrad (3° vol), Gordon (2° vol), Bean. 10 j 4 h 36 mn. Au cours du lancement, la foudre frappe
la fusée Saturn V. Les décharges électriques dérèglent la plate-forme inertielle d'Apollo. Gordon la remet en service pour que le vaisseau puisse se diriger vers la Lune. Deuxième atterrissage
sur la Lune (1 j 7 h 31 mn). Deux sorties de Conrad et de Bean (7 h 45 mn). Récupèrent des pièces de la sonde Surveyor 3. Installent les appareils scientifiques de l'Alsep qui fonctionne pendant
8 ans. Parcourent 2,3 km. Ramènent 34 kg de roches. Gordon reste à bord du CSM en orbite lunaire pendant 3 j 16 h 56 mn.
38° -> 11 au 17 avril 70. APOLLO 13. Haise, Swigert, Lovell (4° vol). 5 j 22 h 54 mn. Pendant le trajet aller, une explosion dans un
réservoir du module de service du vaisseau orbital lunaire prive l'équipage d'oxygène, d'électricité et d'eau. L'atterrissage sur la Lune est annulé. Pendant 3,5 jours, les astronautes bricoleurs
survivent grâce aux ressources limitées du module lunaire. Dans la pénombre et le froid, ils respirent un air vicié, dorment peu, boivent une eau rationnée et ne mangent pas beaucoup (une grande
partie de la nourriture est gelée). Survol de la Lune à 401.086 km de la Terre (record d'éloignement).
40° ->
31 janvier au 9 février 71. APOLLO 14. Roosa, Shepard (2° vol), Mitchell. 9 j 2 mn. Après le
départ de l'orbite terrestre et après cinq essais infructueux, Roosa amarre le CSM au LM fixé sur le 3° étage de la fusée Saturn V. Lors de la descente vers le sol lunaire, la mission est sur le
point d'être annulée à cause de la défaillance (provisoire) du radar du LM. Troisième atterrissage sur la Lune (1 j 9 h 30 mn). 3 sorties de Shepard et de Mitchell (9 h 22 mn). Utilisent une
brouette. Installent les appareils scientifiques de l'Alsep qui fonctionne 5 ans. Parcourent 4 km. Ramènent 43 kg de roches. Roosa reste à bord du CSM en orbite lunaire (2 j 18 h 35
mn).
43° -> 26 juillet au 7 août 71. APOLLO 15. Scott (3° vol), Worden, Irwin. 12 j 7 h 11 mn. A 15 m au-dessus de la surface lunaire, un épais
nuage de poussières est soulevé par les gaz du moteur de descente du LM. Il se pose sans visibilité, glisse sur un mètre et s'immobilise, incliné en arrière de 9° avec deux de ses quatre pieds
sur le bord d'un petit cratère. Quatrième atterrissage sur la Lune (2 j 18 h 54 mn). Trois sorties de Scott et de Irwin (18 h 34 mn). Installent les appareils scientifiques de l'Alsep qui
fonctionne pendant 6 ans. Parcourent 28 km dans la 1ère jeep. Ramènent 77 kg de roches. Worden reste à bord du CSM en orbite lunaire (6 j 1 h 12 mn). Largage d'un mini-satellite. Première
spatiale : sortie (38 mn) de Worden entre la Lune et la Terre. Il récupère des cassettes de films et de données sur l'environnement lunaire dans un compartiment du module de service.
44° -> 16 au 27 avril 72. APOLLO 16. Young (4° vol), Mattingly, Duke. 11 j 1 h 51 mn. En orbite lunaire, le LM commence à s'éloigner
du CSM. On demande à ses occupants de revenir car le circuit n° 2 d'orientation du moteur principal du CSM est devenu inopérant. Le moteur du LM pourrait alors servir au retour vers la Terre
si le circuit n° 1 du CSM montre aussi une défaillance. Ce n'est pas le cas et le LM peut reprendre sa descente. Cinquième atterrissage sur la Lune (2 j 23 h 02 mn). Trois sorties de Young et de
Duke (20 h 14 mn). Installent les appareils scientifiques de l'Alsep qui fonctionne pendant 5 ans. Parcourent 27 km en jeep. Ramènent 94 kg de roches. Mattingly reste à bord du CSM en orbite
lunaire (5 j 5 h 46 mn). Largage d'un mini-satellite. Durée autour de la Lune raccourcie d'un jour à cause du problème sur l'orientation du moteur. Mattingly réalise une sortie (1 h 24
mn) entre la Lune et la Terre pour récupérer des cassettes.
45° -> 7 au 19 décembre 72. APOLLO 17. Schmitt, Cernan (3° vol), Evans. 12 j 13 h 51 mn. Sixième et dernier atterrissage sur la Lune (3
j 3 h). Au cours du séjour, la pression d'oxygène dans le LM augmente de 20 % soudainement. Si elle ne diminue pas, les parois risquent de se détériorer. Les astronautes examinent tout le
système du contrôle de l'environnement avant de trouver une valve déréglée qu'ils réparent. Trois sorties (22 h 03 mn) de Cernan et de Schmitt, géologue de formation. Installent les appareils
scientifiques de l'Alsep qui fonctionne pendant 5 ans. Parcourent 36 km en jeep. Ramènent 110 kg de roches. Evans reste à bord du CSM en orbite lunaire (6 j 3 h 43 mn). Il réalise une sortie (1 h
06 mn) entre la Lune et la Terre pour récupérer des cassettes.
46° -> 25 mai au 22 juin 73. SKYLAB 2 (19,98 tonnes/11,14 mètres). Kerwin, Conrad (4° vol), Weitz. 28 j 49 mn. Record de durée. Première
occupation de la station Skylab (75 tonnes/25 mètres). Télédétection des ressources terrestres (agriculture, géologie, hydrologie, météorologie, écologie, cartographie), astronomie (dont
l'expérience française Atlas sur le rayonnement ultraviolet des étoiles préparée par le professeur Courtès du laboratoire d'astronomie spatiale de Marseille), expériences bio-médicales et
métallurgiques (production de cristaux et de sphères). Pour abaisser la température à l'intérieur du laboratoire, les astronautes remplacent la protection thermique déchirée pendant le lancement
de la station (vol Skylab 1). Deux sorties (5 h 41 mn). Au cours de la première, Conrad débloque le seul panneau solaire pour alimenter en électricité la station qui a perdu l'autre panneau lors
de son lancement. Pendant la seconde, les astronautes changent les films de l'observatoire solaire fixé sur la station.
47° -> 28 juillet au 25 septembre
73. SKYLAB 3. Garriott, Lousma, Bean (2° vol). 59 j 11 h 09 mn. Record de durée. Deuxième
occupation de la station Skylab. Télédétection des ressources terrestres, astronomie, expériences bio-médicales et métallurgiques. Trois sorties (13 h 44 mn) pour remplacer la protection
thermique installée depuis l'intérieur par l'équipage de Skylab 2. Les astronautes changent également les films de l'observatoire solaire. Ils réparent, récupèrent et installent des équipements
scientifiques. Fuite de carburant dans certains moteurs d'attitude du vaisseau Apollo. Préparation d'un autre vaisseau de sauvetage au cas où la situation s'aggraverait.
49° -> 16 novembre 73 au 8 février 74. SKYLAB 4. Carr, Gibson,
Pogue. Fusée Saturn IB. 84 j 1 h 14 mn. Record de durée. Troisième et dernière occupation de la station Skylab. Télédétection des ressources terrestres, astronomie, expériences
bio-médicales et métallurgiques. 4 sorties (22 h 21 mn) pour filmer la comète Kohoutek, changer les films de l'observatoire solaire, réparer, récupérer et installer des équipements
scientifiques. Défaillances des gyroscopes qui menacent d'interrompre la mission. Les données des trois vols Skylab sont exploitées par 626 chercheurs de 24
pays.