Les vols habités dans l'Espace (201 à 225)

Publié le par jijiaile




201° -> 7 au 19 août 97. STS 85. Curbeam, Rominger (3° vol), Robinson, Davis (femme, 3° vol), Brown (4° vol, commandant), Tryggvason (Canadien). 11 j 20 h 26 mn. 23° vol de la navette Discovery. Pour l'exercice sur l'assemblage de la future station internationale Iss, le bras téléguidé Rms saisit dans la soute Crista-Spas 02 de fabrication allemande simulant un module. Il l'approche ensuite d'une station imaginaire. Larguée, la plate-forme est récupérée trois jours plus tard après avoir étudié le rayonnement infrarouge de la Terre et la distribution de l’ozone. Dans la soute se trouvent également plusieurs équipements : Tas-01 destiné à la topographie de notre planète, aux relevés de données sur l’atmosphère et sur l’énergie solaire ; Ieh relatif à l’observation en ultraviolet du Soleil, des étoiles et des corps du système solaire ; Mfd pour l’essai d’un modèle de bras robotique japonais de l’Iss. Expériences pharmaceutiques conduites par les astronautes : Bds concernant la croissance de cellules pour les transplantations ; Pcg-stes sur la cristallisation de protéines afin de comprendre leur structure et permettre la création de molécules entrant dans la composition de médicaments.
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202° -> 25 septembre 97. STS 86. Jean-Loup Chrétien (3° vol, 10° mission d‘un Français dont la 5° sur un vaisseau américain) : 10 j 19 h 20 mn jusqu’au 6 octobre 97, Wolf (2° vol) : 127 j 20 h jusqu’au 31 janvier 98, Parazynski (2° vol), Bloomfield, Wetherbee (4° vol, commandant), Titov v. (Russe, 4° vol) et Lawrence (femme, 2° vol) : 10 j 19 h 20 mn jusqu’au 6 octobre 97. 20° vol de la navette Atlantis. 7° amarrage (six jours) avec la station russe Mir habitée par Solovyov, Vinogradov et l’Américain Foale qui revient sur Terre, relevé par son compatriote Wolf. Durant son séjour de longue durée, il effectue des expériences sur la technologie, la biologie, l’observation de la Terre, les sciences de la vie et des matériaux ainsi que sur l’évaluation des risques à bord. Auparavant, il participe avec ses collègues au programme conjoint d’investigations biomédicales et scientifiques. Transfert de la navette dans la station Mir des conteneurs d’eau, de nourriture et du matériel nécessaire à la survie de Mir qui vient de connaître des pannes à répétition. Cette logistique est stockée dans le laboratoire SpaceHab qui abrite aussi des expériences concernant la biologie, la physiologie et la fabrication de matériaux. Transport de la station Mir à la navette des équipements hors d‘usage, des échantillons biomédicaux, des enregistrements et des produits fabriqués. Jean-Loup, spationaute du Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes) et sélectionné par la Nasa pour sa connaissance de Mir qu’il a déjà occupée, participe aux mêmes tâches que ses coéquipiers avec, en plus, la mise en œuvre régulière des expériences sur les radiations cosmiques et la réactualisation quotidienne des ordinateurs de navigation portables. Sortie de 5 h 01 de Parazynski et de Titov. Les deux hommes fixent une sorte de soucoupe à placer plus tard sur la brèche du module Spektr. Ils récupèrent des panneaux de matières synthétiques et testent le système dorsal motorisé Safer pour rejoindre l’Iss en cas de rupture du filin de sécurité du scaphandre. Après sa séparation, la navette reste un moment près de la station et l’équipage filme Spektr au moment où les cosmonautes envoient de l’oxygène dans le module en espérant que des particules s’échapperont par le trou qui pourra ainsi être localisé.
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203° -> 19 novembre au 5 décembre 97. STS 87. Chawla (femme), Lindsey, Scott w. (2° vol), Doï (Japonais), Kregel (3° vol, commandant), Kadenyuk (Ukrainien). 15 j 16 h 34 mn. 24° vol de la navette Columbia. Dans la soute est installé l’équipement Usmp-4 (fabrication de matériaux avec le four français Mephisto, science de la combustion, physique fondamentale) et Spartan 201-4 (étude de la couronne et du vent solaire). Larguée, cette plate-forme est animée d’une rotation qui l’empêche d’être récupérée par le bras Rms de la navette. Deux sorties (6 h 42) de Scott et Doï : ils stoppent avec leurs mains le mouvement de Spartan remise dans la soute par le Rms après trois jours de vol autonome. Ils testent aussi une grue télescopique ainsi que la caméra téléguidée Aercam, des équipements de la future station internationale Iss.
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204° -> 22 janvier 98. STS 89. Edwards, Sharipov (Russe), Wilcutt (3° vol, commandant) et Reilly : 8 j 19 h 46 mn jusqu’au 31 janvier 98, Thomas (2° vol) : 140 j 15 h 12 mn jusqu’au 12 juin 98, Dunbar (femme, 5° vol) et Anderson : 8 j 19 h 46 mn jusqu’au 31 janvier 98. 12° vol de la navette Endeavour. 8° amarrage (cinq jours) avec la station russe Mir occupée par Solovyov, Vinogradov et l’Américain Wolf qui revient sur Terre. Il est remplacé par son compatriote Thomas, le dernier à effectuer un séjour de longue durée au cours duquel et malgré les ennuis matériels presque journaliers à bord de la station âgée, il réalise des expériences sur la technologie, la biologie, l’observation de la Terre, les sciences de la vie et des matériaux. Auparavant, il prend part avec ses coéquipiers au programme conjoint d’investigations biomédicales et scientifiques. Transfert de la navette dans la station Mir des conteneurs d’eau, de nourriture et du matériel (dont un ordinateur de rechange) stockés dans le laboratoire SpaceHab qui contient également des expériences sur la biologie, la physiologie et la fabrication de matériaux. Transport de la station Mir à la navette des équipements hors d‘usage, des échantillons biomédicaux, des enregistrements et des produits fabriqués.
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205° -> 29 janvier 98. SOYOUZ TM27. Leopold Eyharts (11° mission d’un Français dont la 6° sur un vaisseau russe) : 20 j
16 h 36 mn jusqu’au 19 février 98, Musabayev (2° vol, commandant) et Budarin (2° vol) : 207 j 12 h 51 mn jusqu’au 25 août 98. Séjour dans la station Mir habitée par l’Américain Thomas, Solovyov et Vinogradov. Ces deux Russes reviennent sur Terre dans Soyouz Tm26 avec Leopold, spationaute au Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes), qui a effectué au cours de sa mission Pégase des expériences sur la mécanique des fluides, la dynamique des structures, les sciences des matériaux et celles de la vie. Dans ce dernier domaine, Leopold joue le rôle de médecin qui ausculte ses patients. L’hélicoptère de récupération atterrit près du Soyouz et ses moteurs restent en marche pour que la chaleur des gaz empêche la neige de geler sur la cabine. Restés à bord de Mir, Musabayev, Budarin et Thomas poursuivent le programme de télédétection des ressources terrestres, d’astronomie, d’expériences biomédicales, métallurgiques et pharmaceutiques. Six sorties (30 h 22 mn) des deux Russes : installation d’un poste de travail sur le module Spektr dépressurisé, montage d’une attelle sur le panneau solaire endommagé, changement du moteur d’orientation de la tour Sofora, démontage et stockage de la tour Rapana. Accueil des équipages de Sts 91 et de Soyouz Tm28.
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206° -> 17 avril au 3 mai 98. STS 90. Pawelczyk, Linnehan (2° vol), Altam, Hire (femme), Searfoss (3° vol, commandant), Williams (Canadien), Buckley. 15 j 21 h 49 mn. 25° vol de la navette Columbia. Passagers : Linnehan, vétérinaire et Pawelczyk, neurophysiologiste. Dans la soute se trouve le laboratoire Neurolab installé dans le Spacelab de l’Agence spatiale européenne (Esa) qui effectue son 22° et dernier vol (16 modules longs et 6 modules courts avec des palettes). La mission est internationale avec la participation de chercheurs de neuf pays dont la France représentée par le Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes) qui fournit l’appareil Kinelite et le fauteuil tournant Edem de l’Aérospatiale. L’objectif est de comprendre le fonctionnement du système nerveux de l’homme, des souris et des poissons, d’étudier le sommeil ainsi que la coordination entre l’œil et la main, entre la vue et l’équilibre.
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207° -> 2 au 12 juin 98. STS 91. Lawrence w. (femme, 3° vol), Chang-Diaz (6° vol), Gorie, Kavandi (femme),
Precourt (4° vol, commandant), Ryumin (Russe, 4° vol). 9 j 19 h 53 mn. 24° vol de la navette Discovery. 9° et dernier amarrage (4 jours) avec la station russe Mir occupée par Musabayev, Budarin et l’Américain Thomas qui revient sur Terre. Auparavant, il participe avec ses collègues au programme conjoint d’investigations biomédicales et scientifiques. Transfert de la navette dans la station Mir des conteneurs d’eau, de nourriture et du matériel stockés dans le laboratoire SpaceHab qui abrite aussi des expériences concernant la biologie, la physiologie et la fabrication de matériaux. Transport de la station Mir à la navette des équipements hors d‘usage, des échantillons biomédicaux, des enregistrements et des produits fabriqués. Avec le retour de Thomas prend fin le programme Sts-Mir qui a permis à sept astronautes américains d'effectuer des vols de longue durée à bord de la station russe entre 1995 et 1998. Cette collaboration donne à la Nasa une réelle compétence pour préparer les missions sur la future station internationale Iss.
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208° -> 13 août 98. SOYOUZ TM28. Baturin : 11 j 19 h 41 mn jusqu’au 25 août 98, Padalka (commandant) : 198 j 16 h 31 mn jusqu’au 8
février 99, Avdeyev (3° vol) : 379 j 14 h 51 mn jusqu’au 28 août 99. En raison du mauvais fonctionnement d'un boîtier électronique sur Mir émetteur de signaux vers le système automatique Kours du Soyouz, Padalka doit réaliser un amarrage manuel du vaisseau avec la station occupée par Musabayev et Budarin. Ils reviennent sur Terre avec Baturin dans Soyouz Tm27 en laissant Padalka et Avdeyev continuer le programme de maintenance, de télédétection des ressources terrestres, d’astronomie, d’expériences biomédicales, métallurgiques et pharmaceutiques. Deux sorties (5 h 54 mn) : rétablissement de connexions électriques dans le module Spektr dépressurisé, déploiement d’expériences françaises et japonaises, réparations et largage d’une réplique de Spoutnik, le premier satellite lancé le 4 octobre 1957.
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209° -> 29 octobre au 7 novembre 98. STS 95. Parazynski (3° vol), Lindsey (2° vol), Robinson (2° vol), Mukaï (Japonaise, 2° vol), Duque (Espagnol), Brown (5° vol, commandant), Glenn (2° vol). 8 j 21 h 43 mn. 25° vol de la navette Discovery. Après l’allumage de ses trois moteurs principaux, la porte du compartiment abritant le parachute de freinage tombe. Cet incident n’a aucune conséquence pour l’atterrissage de la navette qui n’utilisera que les freins des roues. Passager : Glenn, 77 ans, la personne la plus âgée à partir pour l’Espace, 36 ans après son premier vol Mercury 6. Il subit une série de tests sanguins et cérébraux pour connaître les effets de l’apesanteur sur un corps qui n'est plus jeune. Duque est un spationaute de l’Agence spatiale européenne (Esa) qui étudie les substances responsables du développement de tumeurs cancéreuses et met au point des capsules renfermant des médicaments. Mise en orbite du satellite amateur Pansat de la Marine. Largage et récupération (après 4 jours) de la plate-forme Spartan 201 pour l'enregistrement de données sur la couronne et le vent solaire. Dans la soute de la navette est installé le laboratoire SpaceHab contenant des expériences internationales sur la médecine, les sciences de la vie et des matériaux, avec la participation du Cea de Grenoble et de Strasbourg qui ont conçu des appareils pour la solidification d’alliages et la cristallisation de protéines à usage pharmaceutique. La navette emporte également des équipements pour l’observation du Soleil, des étoiles et de l’atmosphère terrestre.
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210° -> 4 au 15 décembre 98. STS 88. Krikalev (Russe, 4° vol), Ross (6° vol), Cabana (4° vol, commandant), Sturckow, Newman (3° vol), Sherlock-Currie (femme, 3° vol). 11 j 19 h 17 mn. 13° vol de la navette Endeavour. 1er assemblage de la station internationale Iss financée par 16 pays. Les équipages seront aussi amenés par le Soyouz russe qui servira également de chaloupe de sauvetage. Les cargos Progress (russe), Atv (européen) et Htv (japonais) achemineront du matériel et du carburant. Dans la soute d'Endeavour se trouve le module américain Unity, un nœud de jonction de 10,2 m de long avec 6 ports d’amarrage dont deux sont munis d’un tunnel de passage Pma. Après le rendez-vous avec le module russe Zarya de 12,8 m de long lancé le mois précédent, Sherlock-Currie se sert du bras robotique Rms de la navette pour l'attraper et l’amarrer au Pma 1 du module Unity encore dans la soute. Zarya assure la propulsion, le guidage et sert de local. Cabana et Krikalev inspectent, les premiers, la station dans laquelle ils pénètrent par le tunnel Pma 2. Trois sorties (21 h 22 mn) de Ross et de Newman : câblage électrique et informatique des deux modules, installation de poignées, de repose-pieds et de sacs d’outils, déploiement d’antennes, essai du système de propulsion dorsal Safer. Après un amarrage de 8 jours, la navette se détache de l'Iss de 23 m de long et de 35 tonnes qui va s’agrandir au cours des années suivantes. Durant cette mission sont mis en orbite Mighty Sat 1 et le satellite argentin Sac-A d’applications terrestres et scientifiques.
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211° -> 20 février 99. SOYOUZ TM29. Bella (Slovaque) : 7 j 21 h 56 mn jusqu’au 28 février 99, Afanasyev (3° vol, commandant) et Jean-Pierre Haigneré (2°
vol, 12° mission d‘un Français dont la 7° sur un vaisseau russe) : 188 j 20 h 16 mn jusqu’au 28 août 99. Séjour dans la station Mir habitée par Avdeyev et Padalka qui retourne sur Terre avec Bella dans Soyouz Tm28. Jean-Pierre, spationaute au Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes), effectue au cours de sa mission Perséus des expériences préparées par le Cnes, mais aussi par l’Agence spatiale européenne (Esa) et l’Agence spatiale allemande (Dara), portant sur la biologie, la physique, la technologie, les sciences des matériaux et celles de la vie. De leur côté, Avdeyev et Afanasyev poursuivent le programme de maintenance, de télédétection des ressources terrestres, d’astronomie, d’expériences biomédicales, métallurgiques et pharmaceutiques. Courant juin, les responsables décident de ne pas relever l’équipage. Jean-Pierre et ses deux coéquipiers apprennent aussi qu’ils resteront plus longtemps que prévu dans l'Espace. Deux alertes contrarient, un moment, ce plan. Fin juin, une fuite dans le module Kvant 2 menace d’interrompre le vol, mais elle est trouvée et bouchée. Puis, début juillet, on informe l’équipage qu’il pourrait retourner prématurément sur Terre si le cargo Progress n’est pas lancé le 17 juillet. Il le sera. Le 25 juillet, Jean-Pierre s’entretient par radio avec Michel (Tognini) à bord de la navette Columbia. Trois sorties (17 h 48 mn) de deux cosmonautes dont une avec Jean-Pierre d’une durée de 6 h 19 mn au cours de laquelle devaient être colmatés de petits trous percés sur la coque du module Kvant si l’appareil avait fonctionné. Ils larguent une seconde réplique de Spoutnik 1, récupèrent l’expérience française Comet contenant de la poussière cométaire, installent une expérience d’exobiologie et manipulent la poutre Strela au sommet de laquelle Jean-Pierre s’accroche. Mais ils manquent de temps pour fixer des détecteurs. Les deux autres sorties sont consacrées au déploiement difficile et au détachement d’une antenne de 6,4 m x 5,2 m envisagée pour équiper de futurs satellites, puis les cosmonautes récupèrent des cassettes d’échantillons. Les trois hommes quittent la station Mir inhabitée après l’avoir mise en configuration automatique, pensant être ses derniers occupants. A l’issue de cette mission, Avdeyev a accumulé 2 ans et 17 j en trois vols, un record mondial. Jean-Pierre détient, lui aussi, le record de durée (plus de six mois) pour un non-Russe.
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212° -> 27 mai au 6 juin 99. STS 96. Barry (2° vol), Rominger (4° vol, commandant), Payette (femme, Canada), Ochoa (femme, 3° vol), Tokarev (Russe), Husband, Jernigan (femme, 5° vol). 9 j 19 h 13 mn. 26° vol de la navette Discovery. Amarrage (5 j) à la station internationale Iss. Dans la soute de la navette se trouve le laboratoire SpaceHab contenant pour moitié des vivres, de l’eau, des vêtements, des sacs de couchage et du matériel destinés au futur équipage d’occupation. En pénétrant dans le module russe Zarya, les astronautes sont surpris par le niveau sonore élevé et la mauvaise qualité de l‘atmosphère. Pris de nausées et de maux de tête, ils fixent des silencieux sur les ventilateurs et rétablissent la circulation d'air. Ils transfèrent ensuite la logistique, remplacent des batteries et installent un système de communications. Barry et Jernigan sortent pendant 7 h 55 mn pour assembler une grue américaine et une partie de la grue russe sur le module américain Unity, installer des cale-pieds, des rampes et des sacs d’outils. Après s’être séparée de la station, la navette met en orbite le satellite Starshine qui étudie les effets du Soleil sur l’atmosphère terrestre.
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213° -> 23 au 27 juillet 99. STS 93. Collins e. (3° vol, 1ère femme pilote et commandant de bord), Hawley (5° vol), Ashby, Michel Tognini (2° vol, 13° mission d‘un Français dont la 6° sur un vaisseau américain), Coleman (femme, 2° vol). 4 j 2 h 49 mn. 26° vol de la navette Columbia. Elle se place sur une orbite onze kilomètres plus bas que prévu en raison de l’arrêt prématuré d’un des trois moteurs principaux, dû à une fuite d’hydrogène dans une canalisation percée par une pièce détachée au moment du décollage. Les moteurs secondaires relèvent la trajectoire. Il appartient alors à Michel, spationaute au Centre National d'Etudes Spatiales (Cnes), de commander à distance le largage délicat d'une masse de 19,96 tonnes, la plus lourde jamais embarquée par une navette : le satellite d’astronomie X Chandra accroché à son étage-fusée IUS qui l'expédie sur une orbite de 10.000 km x 140.000 km. Dans la soute, l’équipement Swuis prend des images en ultraviolet de la Terre, de la Lune, de Mercure, de Vénus et de Jupiter. Dans l’habitacle, un appareillage permet la culture de cellules à usage pharmaceutique.
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214° -> 19 au 27 décembre 99. STS 103. Foale (5° vol), Nicollier (Suisse, 4° vol), Kelly s., Brown (6° vol, commandant), Jean-François Clervoy (3° vol, 14° mission d‘un Français dont la 7° sur un vaisseau américain), Grunsfeld (3° vol), Smith (3° vol). 7 j 23 h 10 mn. 27° vol de la navette Discovery. Troisième rendez-vous avec le télescope américano-européen Hubble que Jean-François, spationaute de l’Agence spatiale européenne (Esa), récupère à l’aide du bras Rms pour le placer dans la soute. Au cours de trois sorties (24 h 33 mn), Smith et Grunsfeld (par deux fois) Foale et Nicollier, le premier spationaute de l'Esa à sortir depuis une navette, entretiennent les panneaux solaires, remplacent trois des six gyroscopes, améliorent un émetteur et un enregistreur de données, l’ordinateur de bord et un senseur de guidage. Pour effectuer ces tâches, les astronautes sont debout sur une plate-forme attachée à l’extrémité du Rms manipulé par Jean-François. Le travail terminé, Hubble est remis sur son orbite.
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215° -> 11 au 22 février 2000. STS 99. Voss j. (femme, 5° vol), Mohri (Japonais, 2° vol), Kregel (4° vol, commandant), Gorie (2° vol), Thiele (Allemand), Kavandi (femme, 2° vol). 11 j 5 h 39 mn. 14° vol de la navette Endeavour. Dans sa soute est installé le radar Srtm équipé d’antennes dont une est fixée au bout d’un mât de 61 m de long. Il effectue le relevé topographique et en 3D de 80 % des terres où vit près de 95 % de la population. Les cartes établies vont permettre, notamment, de suivre l’écoulement des eaux de surface, le mouvement des glaciers, la surveillance des volcans, le déboisement et les atteintes à l’environnement.
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216° -> 4 avril au 16 juin 2000. SOYOUZ TM30. Zaletin (commandant), Kaleri (3° vol). 72 j 19 h 42 mn. Vol financé par la société MirCorps des Pays-Bas dont 60 % du capital est détenu par Energia, le constructeur de la station Mir. A une distance de 9 m, le système automatique Kours du Soyouz signale un mauvais positionnement de Mir, ce qui oblige Zaletin à prendre les commandes manuelles pour l’amarrage. Après avoir réactivé et vérifié tous les systèmes, l’équipage signale que la station est encore capable d'accueillir les nouvelles missions touristiques et commerciales prévues par MirCorps. Lors d’une sortie de 4 h 52 mn, les deux cosmonautes localisent et colmatent la brèche dans le module Spektr. Ils découvrent des traces de combustion sur des câbles électriques à l’origine des courts-circuits. Ils changent une vanne défectueuse responsable d’une micro fuite d’air. Ils examinent les panneaux solaires, démontent des équipements et retirent des cassettes d’expériences. Les deux cosmonautes reviennent sur Terre brutalement, car leur Soyouz rebondit plusieurs fois avant de s’immobiliser. Ils sont convaincus de ne pas être les derniers à séjourner à bord de la vénérable station. Mais au cours des mois suivants, la société MirCorps rencontre des difficultés à rassembler rapidement des fonds afin de réaliser d'autres vols. L’agence spatiale russe décide alors de mettre fin à l’extraordinaire carrière de la station Mir qui, pendant quinze ans, a permis d’acquérir un précieux savoir-faire dans l’occupation permanente de l’Espace et de rendre plus facile l’avènement de la station internationale Iss. Le 23 mars 2001, elle rentre dans l'atmosphère et se désintègre au-dessus de l’océan Pacifique. Ses plus gros débris reposent dans le cimetière marin des satellites, entre la Nouvelle-Zélande et le Chili.
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217° -> 19 au 29 mai 2000. STS 101. Weber (femme, 2° vol), Williams j., Horowitz (3° vol), Usachev (Russe, 3° vol), Voss (4° vol), Halsell (5° vol, commandant), Helms (femme, 4° vol). 9 j 21 h 10 mn. 21° vol de la navette Atlantis. Amarrage (6 j) à la station internationale Iss. Dans la soute de la navette a pris place le laboratoire SpaceHab contenant un complément de logistique pour le futur équipage d’occupation : nourriture, eau, télévision, films, tapis roulant, bicyclette, armoire à pharmacie, vêtements. Des équipements sont amenés dans le module russe Zarya : des batteries, des détecteurs de fumée, des extincteurs, des ventilateurs et des câbles d’ordinateurs. En dehors de l’approvisionnement de la station et du contrôle de ses systèmes, les astronautes réalisent, dans SpaceHab, l’expérience de croissance des cristaux de protéines d’interféron destinés à la lutte contre le cancer. Lors d’une sortie de 6 h 44 mn, Williams et Voss attachent le second élément de la grue russe sur le module américain Unity, manipulent la grue américaine, remplacent une antenne défectueuse, réparent un boîtier électrique, fixent des câbles de caméras et des poignées pour se déplacer plus facilement.
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218° -> 8 au 20 septembre 2000. STS 106. Morukov (Russe), Altman (2° vol), Mastracchio, Lu (2° vol), Burbank, Wilcutt (4° vol, commandant), Malenchenko (Russe, 2° vol). 11 j 19 h 12 mn. 22° vol de la navette Atlantis. Amarrage (7 j) à la station internationale Iss. Le 26 juillet précédent, elle a été agrandie avec l'arrivée du module de service et d’habitat russe Zvezda d’une longueur de 13,10 m qui s’est amarré automatiquement à l’arrière de Zarya. Dans la soute de la navette est installé le laboratoire SpaceHab abritant la logistique débarquée dans Zvezda dont des générateurs d’oxygène, des purificateurs d’air, de l’eau, des vivres, des sanitaires, des combinaisons spatiales, des appareils de gymnastique. Dans SpaceHab, les astronautes mettent en marche l’expérience Bpcg-egn de production de gros cristaux de protéines à usage pharmaceutique. Pendant une sortie de 6 h 14 mn, Lu et Malenchenko branchent des câbles de transfert de données et de communications entre les modules russes Zvezda et Zarya. Pour installer sur l’Iss un magnétomètre qui servira de système d’orientation de secours de la station, ils doivent s’éloigner à une distance de 30 m de la navette, attachés par un filin de sécurité.
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219° -> 11 au 24 octobre 2000. STS 92. Chiao (3° vol), Melroy (femme copilote), Lopez-Alegria (2° vol), McArthur (3° vol), Wisoff (4° vol), Duffy (4° vol, commandant), Wakata (Japonais, 2° vol). 12 j 21 h 43 mn. 28° vol de Discovery et 100° mission d’une navette. Le rendez-vous avec la station internationale Iss s’avère difficile, car l’antenne de rendez-vous est cassée obligeant Duffy, le pilote-commandant de bord, à s’amarrer pour 7 jours, sans l'assistance du radar. Transfert de la logistique dans la station. Au cours de quatre sorties d’une durée totale de 27 h 19 mn, les astronautes Chiao et MacArthur (par deux fois), Lopez-Alegria et Wisoff attachent et connectent sur le module Unity le tunnel de passage Pma 3 et la poutre Z1, amenés dans la soute de la navette. Ils déplacent aussi des antennes, disposent des boîtes à outils, testent des gyroscopes pour le contrôle d’attitude de la station, utilisent le système de propulsion dorsal Safer, reconfigurent le câblage des Pma 2 et 3, puis ils dressent une puissante antenne qui retransmettra les données du futur module Destiny.
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220° -> 31 octobre 2000 au 21 mars 2001. SOYOUZ TM31. Krikalev (5° vol), Shepherd (Américain, 4° vol, commandant), Gidzenko (2° vol). 140 j 23 h 38 mn. Amarrage avec la station internationale Iss. 1er équipage permanent. Au moment de la mise en route des systèmes, ils découvrent des problèmes qui vont être résolus progressivement. Ainsi, les fichiers transmis par le centre de contrôle se perdent sur l’ordinateur principal et l’équipage a du mal à recevoir ou à envoyer des e-mails. Dans le module Zvezda, le niveau de bruit causé par l’appareillage est élevé et de grosses bulles d’eau se forment dans les canalisations du conditionnement d’air. Pendant près de cinq mois, l’équipage réalise le programme préparé par une centaine de spécialistes internationaux. 9 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés en moyenne vont être pris par chaque équipage), la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie, de biomédecine, les expérimentations pharmaceutiques avec l’équipement Cpcg pour la croissance de cristaux de protéines pour mieux étudier la vie des cellules (connaître la structure d’une molécule, c’est comprendre comment elle peut agir sur une autre molécule afin de créer des médicaments plus efficaces) ; un autre appareillage, le Cboss, consiste à grossir des cellules dans le but de les étudier sur Terre pour améliorer la guérison des cancers des ovaires et du colon. Lors de leur séjour, Shepherd, Krikalev et Gidzenko accueillent les équipages de Sts 97, de Sts 98 et de Sts 102 qui va les ramener sur Terre.
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221° -> 30 novembre 2000 au 11 décembre 2000. STS 97. Bloomfield (2° vol), Noriega (2° vol), Garneau (Canadien, 3° vol), Tanner (3° vol), Jett (3° vol, commandant). 10 j 19 h 58 mn. 15° vol de la navette Endeavour. Durant l’ascension, un boulon explosif de secours entre en action après l’échec d’un des boulons principaux séparant la navette de ses deux fusées à poudre. Amarrage (7 j) à la station internationale Iss occupée par Shepherd, Krikalev et Gidzenko. Transfert de la logistique dans la station dont de la nourriture fraîche, du courrier et des cadeaux de Noël (à n'ouvrir que le 25 décembre !) Dans la soute de la navette se trouve le module P6 de 18,3 m contenant un jeu de panneaux solaires qui est positionné sur la poutre Z1 par le bras canadien Rms piloté par Garneau. Au cours de trois sorties de 19 h 20 mn, Noriega et Tanner fixent les deux panneaux et leurs équipements (électronique, batteries, radiateurs). Déployés, ils atteignent chacun une longueur de 35 m et une largeur de 12 m. Les deux astronautes préparent aussi le port d’amarrage du prochain module Destiny, reconfigurent des connexions électriques et installent un matériel pour mesurer l’électricité autour de la station.
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222° -> 7 au 20 février 2001. STS 98. Curbean (2° vol), Polansky, Ivins (femme, 5° vol), Cockrell (4° vol, commandant), Jones (4° vol). 12 j 21 h 21 mn. 23° vol de la navette Atlantis. Amarrage (7 j) à la station internationale Iss habitée par Shepherd, Krikalev et Gidzenko. Déchargement de la logistique dans la station dont des ordinateurs de rechange pour Zarya et des films. Déplacement du tunnel de passage Pma 2 sur le module Unity à l’aide du bras Rms de la navette manipulé par Ivins. Dans la soute est installé le module scientifique américain Destiny de 8,5 m de long accroché (à gauche) sur le tunnel Pma 3 d’Unity par le Rms. Le Soyouz est amarré à l'autre extrémité (à droite). La masse de la station est alors de 112 tonnes, sa longueur atteint 51 m, sa largeur 72 m, sa hauteur 27 m, son volume 414 m3. Lors de trois sorties de 19 h 49 mn, Curbean et Jones équipent ce laboratoire de câbles d’électricité et de transfert de données, de poignées et de tuyaux. Au moment où Curbean connecte une conduite de refroidissement, de l'ammoniaque s'échappe et se répand sur sa combinaison. Il s’expose alors au soleil pour faire fondre les cristaux gelés de ce produit toxique, tandis que Jones brosse son scaphandre. Puis, une opération de sauvetage est simulée qui révèle la difficulté rencontrée par un astronaute pour passer dans le sas de la navette en portant son collègue inanimé. L’équipage poursuit aussi les expériences pharmaceutiques de croissance de protéines avec l’équipement Bpcg-Egn et il filme la Terre.
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223° -> 8 mars 2001. STS 102. Richards p., Thomas (3° vol), Wetherbee (5° vol, commandant) et Kelly j. : 12 j 19 h 51 mn jusqu’au 21
mars 2001, Voss (5° vol), Usachev (Russe, 4° vol) et Helms (femme, 5° vol) : 167 j 6 h 40 mn jusqu’au 22 août 2001. 29° vol de la navette Discovery. Amarrage (8 j) à la station internationale Iss occupée par Shepherd, Krikalev et Gidzenko qui reviennent sur Terre relevés par le 2° équipage permanent : Usachev, le commandant de bord, Helms et Voss. Auparavant, les équipages transfèrent dans la station les provisions et le matériel contenus dans le module de fabrication italienne Leonardo (Mplm 1) de 6,4 m installé dans la soute de la navette. Le bras Rms l’amarre sur le module Unity. Une fois le déchargement accompli, il est rempli d’équipements usagés, d’échantillons biomédicaux, d’enregistrements, de produits fabriqués, d’ordures ménagères, de linge sale, puis remis dans la soute de la navette. Pendant les deux sorties de 15 h 19 mn de Helms et de Voss, de Thomas et de Kelly, le tunnel de passage Pma 3 d’Unity est repositionné pour accrocher Leonardo, une plate-forme est installée, des câbles sont connectés et l’emplacement du futur bras robotique de la station est préparé. Lors de ces activités, une pince s’échappe et le complexe Iss-navette doit faire une manœuvre pour éviter d’éventuels dégâts. Après le départ de la navette, Usachev, Helms et Voss activent le module scientifique américain Destiny. Ils vont poursuivre plus de cinq mois durant le programme préparé par une centaine de spécialistes internationaux. 26 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments et sur les antibiotiques, la production de matériaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. Au cours de leur séjour, ils reçoivent les équipages de Sts 100, de Soyouz Tm32, de Sts 104 et de Sts 105 qui va les ramener sur Terre.
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224° -> 19 avril au 1er mai 2001. STS 100. Lonchakov (Russe), Parazynski (4° vol), Rominger (5° vol, commandant), Guidoni (Italien, 2° vol, spationaute de l’Esa, l’Agence spatiale européenne), Ashby (2° vol), Hadfield (Canadien, 2° vol), Phillips. 11 j 21 h 31 mn. 16° vol de la navette Endeavour. Amarrage (8 j) à la station internationale Iss habitée par Usachev, Helms et Voss. Transfert dans la station de la logistique du module italien Raffaelo (Mplm 2) amarré au module Destiny, puis remis dans la soute de la navette avec des équipements usagés, des échantillons biomédicaux, des enregistrements et des produits fabriqués. Pendant ces deux sorties de 14 h 50 mn, Hadfield et Parazynski assemblent sur le module Destiny les premiers éléments du bras canadien Canadarm 2 (Ssrms) de 17,6 m amené dans la navette. Ils relient par des câbles de communication le laboratoire et le nouveau bras robotique. Le bras de la station (Ssrms) va alors saisir une palette dans la soute pour la tendre au bras de la navette (Rms) qui l’attrape pour la redéposer.
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225° -> 28 avril au 6 mai 2001. SOYOUZ TM32. Tito (Américain), Musabayev (3° vol, commandant), Baturin (2° vol). 7 j 22 h 04 mn. Quatorze heures après le détachement de la navette Endeavour, le Soyouz s’amarre à la station internationale Iss occupée par Usachev, Helms et Voss. C’est le premier vol d’un touriste, Tito, un ancien ingénieur de la Nasa, pdg d'une société financière qui a payé son voyage. On préfère cependant l’appellation de « participant au vol spatial » car ce passager effectue des expériences, tandis que ses deux compagnons réalisent leur propre programme d’observation de la Terre, de recherche biologique et pharmaceutique avec l’étude de la croissance de cristaux de protéines. Le retour se fait à bord de Soyouz Tm31 très loin de l'endroit prévu en raison de la défaillance d'un senseur. L'atterrissage est si dur que le commandant Musabayev craint, un instant, que Tito soit évanoui.

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plombier paris 14/02/2015 14:56

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

urgence plombier paris 8 26/01/2015 13:18

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