Les vols habités dans l'Espace (226 à 240)

Publié le par jijiaile




226° -> 12 au 24 juillet 2001. STS 104. Gernhardt (4° vol), Hobaugh, Kavandi (3° vol, femme), Lindsey (3° vol, commandant), Reilly (2° vol). 12 j 18 h 36 mn. 24° vol de la navette Atlantis. La mission vers la station internationale Iss intervient tardivement pour permettre aux ingénieurs canadiens de créer et de télécharger un logiciel informatique qui remet en marche le bras Canadarm 2 tombé en panne. Amarrage à la station occupée par le commandant russe Usachev et les Américains Voss et Helms (femme) qui rencontrent de fréquents problèmes avec les ordinateurs. Pendant le vol, Gernhardt et Reilly sortent dans l’Espace pour une durée totale de 16 h 30 mn. Au cours de la première sortie, ils enlèvent avec difficulté la protection du sas de sortie Quest de 3,5 m de long positionné dans la soute. Puis, le bras Rms de la navette déplace les deux astronautes près du nœud de jonction Unity sur lequel ils connectent le sas de 6,5 tonnes extrait de la soute par le bras Canadarm 2 piloté par Helms depuis le module Destiny. Durant les deux autres sorties, ils fixent sur Unity quatre réservoirs de 540 kg remplis d’oxygène et d’azote. Lors d’un test à bord, une fuite d’un litre de liquide de refroidissement intervient sur une conduite reliant Quest à Unity. Pour régler ce problème, causé par une bulle d‘air, les astronautes purgent la canalisation et la repressurise. Une autre fuite dans le système de ventilation de la station est colmatée provisoirement avec un simple bouchon, mais elle va retarder les opérations d’assemblage ainsi que le retour sur Terre de la navette.
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227° -> 10 août 2001. STS 105. Culbertson (3° vol), Dezhurov (2° vol, Russe) et Tyurin (Russe) : 128 j 20 h 44 mn jusqu’au 17 décembre 2001, Horowitz (4° vol, commandant), Forrester, Sturckow (2° vol) et Barry (3° vol) : 11 j 21 h 13 mn jusqu'au 22 août 2001. 30° vol de la navette Discovery. Amarrage à la station internationale Iss habitée par le commandant russe Usachev et les Américains Voss et Helms (femme) qui reviennent sur Terre après être restés un mois de plus en orbite dans l’attente de l’arrivée de la navette. Ils sont relevés par le 3° équipage permanent : le commandant américain Culbertson et les Russes Dezhurov et Tyurin. Auparavant, les deux équipages déchargent les 3,5 tonnes du module italien Leonardo amené par la navette et renfermant des réserves d’eau, de la nourriture, des vêtements, du matériel de rechange et des équipements scientifiques. Forrester et Barry effectuent deux sorties de 15 h 45 mn : installation du réservoir d’ammoniac Eas de 630 kg destiné à refroidir l’électronique de bord, ouverture de valises remplies d’échantillons et de matériaux afin de connaître leur réaction au milieu spatial, pose de onze rampes sur le module Destiny pour fixer la future poutre So, branchement de quatorze mètres de câbles en vue d’alimenter en électricité des radiateurs. Après le détachement de la navette, Culbertson, Dezhurov et Tyurin poursuivent plus de quatre mois durant le programme préparé par une centaine de spécialistes internationaux. 33 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments et sur les tissus humains, la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. Il est plus chargé que celui de leurs prédécesseurs occupés dans le réglage des systèmes de bord et dans l’aide apportée aux astronautes des navettes pour l’assemblage des premiers éléments de la station. Des expériences médicales retiennent l’attention. La première concerne l’influence de l’apesanteur sur la densité musculaire et osseuse, l’activité cardiaque et pulmonaire ainsi que sur le fonctionnement des reins dans le but de mieux comprendre certaines maladies touchant ces organes sur Terre. La seconde a pour objet la culture de cellules cancéreuses du rein, des ovaires et du colon afin de développer des cellules en 3 dimensions. Elles sont plus proches de leur état naturel dans l’organisme malade que celles cultivées sur Terre en 2 dimensions où les petits détails n’apparaissent pas. La troisième de l’Esa, l’Agence spatiale européenne, baptisée Apcf, permet la croissance de protéines à usage pharmaceutique. En regardant la Terre, Culbertson est choqué de constater les dommages causés à l’environnement depuis sa dernière mission deux ans plus tôt : « Oui, nous avons des raisons de nous inquiéter ! Nous devons faire attention à la façon dont nous traitons la planète sur laquelle nous vivons ! ». Culbertson, Dezhurov et Tyurin réalisent quatre sorties d’une durée de 18 h 40 mn : installation d’équipements, d’expériences, d’antennes et de cassettes d’échantillons de matériaux, déploiement du bras Strela et de rampes, branchement de câbles entre le module Zvezda et le module d’amarrage Pirs de 4,8 m amené par un cargo Progress, essai d’une grue monte-charge, inspection du panneau solaire bloqué de Zvezda, détachement d’un joint usagé sur le port d’amarrage qui empêche l’accrochage d’un cargo Progress. Les trois hommes reçoivent les équipages de Soyouz Tm33 et de Sts 108 qui les ramène sur Terre.
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228° -> 21 au 31 octobre 2001. SOYOUZ TM33. Kozeev, Afanasyev (4° vol, commandant), Claudie Haigneré (2° vol, 15° mission d'un(e) Français(e) dont la 8° sur un vaisseau russe). 9 j 20 h. Afanasyev avait amené Jean-Pierre Haigneré sur la station Mir en 1999. Cette fois-ci, il accompagne son épouse (qui portait le nom d’André-Deshays lors de son premier vol en 1996) sur la station internationale Iss occupée par le commandant américain Culbertson et les Russes Dezhurov et Tyurin. Spationaute au Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes), Claudie est la première femme européenne à pénétrer dans l’Iss. C’est une "mission taxi" destinée à remplacer le Soyouz garanti pour six mois qui est amarré en permanence à la station comme chaloupe de sauvetage. Apte à assumer la fonction (rare chez un non-Russe) d’ingénieur de bord du Soyouz, Claudie effectue, au cours du vol, les objectifs de sa mission Andromède : observation de la Terre (feux, aérosols, nuages, destruction des forêts, zones côtières, désertification, réserves minérales), sciences de la vie (physiologie, biologie et neurosciences dont elle est une spécialiste), sciences des matériaux, cristallisation des protéines, physique, technologie, expériences proposées par les écoles. Claudie prend le temps de répondre aux Textos sms envoyés dans le cadre d’une opération dont la marraine est l’humoriste Muriel Robin avec qui elle dialogue. Après avoir beaucoup travaillé et peu dormi (cinq à six heures par jour), Claudie revient sur Terre avec ses deux camarades à bord de Soyouz Tm32 au terme d’une «  descente sportive ».
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229°
-> 5 décembre 2001. STS 108. Bursch (4° vol), Onufriyenko (2° vol, Russe) et Walz (4° vol) : 195 j 19 h 38 mn jusqu’au 19 juin 2002, Tani, Godwin (4° vol, femme), Gorie (3° vol, commandant) et Kelly m. : 11 j 19 h 36 mn jusqu’au 17 décembre 2001. 17° vol de la navette Endeavour. Amarrage à la station internationale Iss habitée par le commandant américain Culbertson et les Russes Dezhurov et Tyurin qui vont retourner sur Terre après avoir été remplacés par le 4° équipage permanent : le commandant russe Onufriyenko et les Américains Bursch et Walz. D’abord, le module italien Raffaelo est vidé de son contenu (vivres, équipements, expériences scientifiques, effets personnels). Puis, Tani et Godwin sortent pendant 4 h 12 mn pour installer des expériences et des couvertures thermiques sur les propulseurs qui orientent chaque panneau solaire afin qu’ils soient moins sensibles aux écarts de températures entre le jour et la nuit. L’opération de désamarrage de la navette est retardée par la détection de débris d’une vielle fusée russe qui seraient passés à moins de 5 km du complexe orbital si Endeavour n’avait pas mis à feu ses moteurs. Avant de revenir, la navette éjecte le satellite Starshine 2 de 48 cm de diamètre, recouvert de 845 miroirs polis par 30.000 élèves de 650 écoles réparties dans 25 pays. Observé à l’œil nu, il est possible de calculer sa position et le ralentissement de sa rotation. Restés à bord de la station, Onufriyenko, Bursch et Walz poursuivent plus de six mois durant le programme élaboré par une centaine de spécialistes internationaux. 37 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments, la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. Durant leur séjour, ils sortent dans l’Espace à trois reprises pour une durée totale de 17 h 09 mn : transfert d’un élément du bras Strela, test d’une grue monte-charge, installation d’antennes radio, pose de déflecteurs sur des moteurs pour éviter que les gaz ne contaminent les expériences, préparation de l’emplacement de la future poutre So, disposition de sacs d’outils, récupération des expérimentations, inspection de la station. Pendant leur mission, ils réparent fréquemment le générateur d’oxygène Elektron et ils rencontrent des difficultés en manipulant le bras Canadarm 2 dont une articulation se bloque. Ils restent alors un mois de plus en orbite pour laisser le temps aux astronautes d’une prochaine navette de s’entraîner au changement de la pièce défectueuse. Les trois hommes accueillent les équipages de Sts 110, de Soyouz Tm34 et de Sts 111 qui les ramène sur Terre.
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230° -> 1er au 12 mars 2002. STS 109. Sherlock-Currie (4° vol, femme), Grunsfeld (4° vol), Linnehan (3° vol), Altman (3° vol, commandant), Newman (4° vol), Carey, Massimino. 10 j 22 h 11 mn. 27° vol de la navette Columbia. Le retour d’urgence est envisagé une heure et demie après le décollage : un des deux circuits du gaz fréon qui circule pour refroidir la cabine et l’équipement informatique, est un peu bouché, mais la situation ne s’aggrave pas. Quatrième rendez-vous avec le télescope américano-européen Hubble (12,5 m de long, 4,2 m de diamètre, 12,5 tonnes). Sherlock-Currie le récupère à l’aide du bras Rms pour le placer verticalement dans la soute. Au cours de cinq sorties (35 h 55 mn, un record durant un vol de navette) Linneham, Massimino, Grunsfeld et Newman, par équipe de deux, enlèvent les deux panneaux solaires pour les changer, remplacent un gyroscope qui assure l’orientation et le pointage, démontent une caméra pour en fixer une autre qui multiplie par dix la capacité d’observation, installent un système de réfrigération d’un spectromètre infrarouge. L’opération la plus délicate est la mise hors tension de Hubble et l’obligation pour Linnehan et Grunsfeld de travailler vite dans le but de remplacer une armoire électrique centrale de 80 kg avant que le froid endommage les circuits du télescope. Le travail accompli, Hubble est remis sur son orbite.
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231°
-> 8 au 20 avril 2002. STS 110. Smith (4° vol), Frick, Walheim, Ochoa (4° vol, femme), Ross (7° vol), Bloomfield (3° vol, commandant), Morin. 10 j 19 h 42 mn. 25° vol de la navette Atlantis. Amarrage à la station internationale Iss occupée par le commandant russe Onufriyenko et les Américains Bursch et Walz. Dans la soute de la navette est allongée la poutre métallique So de 13 mètres de long parcourue de rails avec un wagonnet sur lequel sera fixé, ultérieurement, un socle qui accueillira le bras Canadarm 2. Ochoa va soulever la poutre avec le bras Rms de la navette et la déposer au-dessus du module Destiny. Smith, Walheim, Ross et Morin réalisent, par équipe de deux, quatre sorties d’une durée totale de 28 h 22 mn. Ils attachent la poutre So et ils effectuent les raccordements électriques et hydrauliques, puis ils testent le wagonnet. Celui-ci parcourt 5 mètres sur les rails, s’arrête comme prévu à un point d’ancrage, mais ne redémarre pas. Il est débloqué manuellement. Il se déplace à nouveau avant de s’immobiliser pour ne plus repartir (les modifications du logiciel du wagonnet seront téléchargées par la suite). Les piétons de l’Espace fixent aussi une poutrelle de 4,2 m entre le sas de sortie Quest et la poutre So sur laquelle sont vissées une plate-forme de travail et des poignées. Ils installent des projecteurs, montent des pare-chocs sur le wagonnet, déploient un spectromètre de mesure des radiations et transfèrent 45 kg d’oxygène et 22 kg de nitrogène servant à la repressurisation du sas Quest. A l’issue de sa 9° sortie dans l’Espace en quatre missions, Ross devient le recordman avec 58 h 18 mn. Il est aussi le 1er à réaliser 7 vols.
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232° -> 25 avril au 5 mai 2002. SOYOUZ TM34. Shuttleworth (Sud-africain), Gidzenko (3° vol, commandant), Vittori (Italien). 9 j 21 h 25 mn. Amarrage à la station internationale ISS habitée par le commandant russe Onufriyenko et les Américains Bursch et Walz. C’est un « vol taxi » destiné à remplacer le Soyouz dont la durée de vie est de six mois et qui est accroché en permanence à la station en tant que vaisseau de secours. Vittori, un spationaute de l’Esa (l’Agence spatiale européenne) réalise les expériences de sa mission Marco Polo notamment celles concernant les sciences de la vie : étude des effets des particules cosmiques sur le cerveau, suivi de la baisse des fonctions musculaires, mesure de la pression sanguine, essai de vêtements légers. Shuttleworth est le deuxième « participant au vol spatial ». Il a payé son voyage grâce à une petite part de sa fortune obtenue en vendant sa compagnie créatrice d’un logiciel de sécurisation des transactions sur Internet. Avec ces vols de « touristes », l’agence spatiale russe peut ainsi financer une partie de son programme. Au cours du vol, Shuttleworth contrôle le développement des cellules souches de souris et de brebis pour aider les spécialistes à trouver un traitement plus efficace contre les maladies de Parkinson, d’Alzheimer et du Sida qui touche particulièrement l’Afrique du sud. A l’aide d’un équipement spécial, il scrute aussi les océans afin de repérer les zones riches en plancton dont se nourrissent les poissons. La mission finie, les trois hommes reviennent dans Soyouz Tm33. A bord de la station Iss, le générateur d’oxygène cesse de fonctionner au cours du mois de mai. Onufriyenko, Bursch et Walz ne sont pas en danger, car des bonbonnes d’oxygène vont être utilisées. Deux jours après, la réparation de l‘appareil est terminée. Plus tard, une surchauffe intervient sur le dispositif chargé de refroidir l’électronique des expériences scientifiques. Elles sont arrêtées pendant trois heures de temps et tous les systèmes d’alimentation en électricité du module Zvezda et une grande partie de ceux du module Destiny doivent être fermés.

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233° -> 5 juin 2002. STS 111. Philippe Perrin (16° mission d’un Français dont la 8° sur un vaisseau américain), Lockhart, Cockrell (5° vol, commandant) et Chang-Diaz (7° vol) : 13 j 20 h 35 mn jusqu’au 19 juin 2002, Korzun (2° vol, Russe), Whitson (femme), Treschev (Russe) : 184 j 22 h 14 mn jusqu’au 7 décembre 2002. 18° vol de la navette Endeavour. Amarrage à la station internationale Iss occupée par le commandant russe Onufriyenko et les Américains Bursch et Walz qui vont revenir sur Terre après avoir été relevés par le 5° équipage permanent : les Russes Korzun (commandant), Treschev et l’Américaine Whitson. Le contact de la navette avec la station entraîne d’importantes oscillations causées par un alignement imparfait entre les deux engins. Endeavour recule alors de quelques centimètres et recommence la manœuvre correctement. Les deux équipages débarquent près de 4 tonnes contenues dans le module italien Leonardo amené par la navette et accroché provisoirement, grâce au bras Rms, sur le nœud de connexion Unity. A l’intérieur se trouvent du matériel, de l’eau, des vivres et des équipements scientifiques dont le Msg de l’Esa, l’Agence spatiale européenne. Il permet, par exemple, de fondre des cristaux de semi-conducteurs dans le but de créer des microprocesseurs plus petits et plus performants employés dans l‘informatique. Pour les sorties dans l’Espace, la Nasa a choisi Chang-Diaz et Philippe Perrin, ingénieur sur ce vol, surnommé affectueusement Pépé. C’est la première fois que l’agence spatiale américaine confie une mission aussi difficile à un étranger dès son premier vol, témoignant ainsi sa grande confiance envers le Français (après les Etats-Unis et la Russie, la France est le pays qui a envoyé le plus grand nombre de ses ressortissants dans l’Espace). Spationaute au Cnes, le Centre national d’études spatiales, Philippe est aussi le premier européen qui participe à l’assemblage de la station Iss. Les deux hommes effectuent trois sorties d’une durée de 19 h 31 mn. Ils connectent des câbles d’alimentation, de transmission de données et d’images vidéo. Ils attachent un socle sur le wagonnet posé sur les rails de la poutre So de 13 mètres de long. Il comporte quatre bornes électromagnétiques sur lesquelles peut venir se fixer le bras Canadarm 2 dont les astronautes démontent une articulation défectueuse pour la remplacer. Ils stockent également des panneaux anti-micrométéorites. Pendant le vol, un des quatre gyroscopes cesse de fonctionner. Les responsables ne s’inquiètent pas, car deux suffisent pour assurer la stabilisation et l’orientation de la station Iss, en attendant la livraison d’un autre. Au retour, la navette est contrainte d’atterrir sur la base d’Edwards après avoir attendu deux jours que le mauvais temps disparaisse au-dessus du Centre Kennedy. A bord de la station, Korzun, Whitson et Treschev poursuivent six mois durant le programme préparé par une centaine de spécialistes internationaux. 34 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments, la production des matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. L’équipage réalise aussi deux sorties d’une durée de 9 h 46 mn : pose des panneaux anti-micrométéorites sur certaines parties du module Zvezda, changement des conteneurs japonais remplis d’échantillons de matériaux qui pourraient servir à la construction des engins spatiaux, opérations pour améliorer la sécurité de la station. Par contre, le remplacement du dispositif de contrôle de la pollution des moteurs de l’Iss et le prélèvement de résidus sur Zvezda ne peuvent se faire par manque de temps. Au cours de leur séjour, l’astronaute et les deux cosmonautes reçoivent les équipages de Sts 112, de Soyouz Tma1 et de Sts 113 qui va les ramener sur Terre.
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234° -> 7 au 18 octobre 2002. STS 112. Wolf (3° vol), Magnus (femme), Melroy (2° vol, femme copilote), Ashby (3° vol, commandant), Sellers, Yurchikin (Russe). 10 j 19 h 58 mn. 26° vol d’Atlantis. C’est le système pyrotechnique de secours qui est utilisé sur une des deux fusées à poudre pour que la navette puisse décoller de la plate-forme sur laquelle elle était verrouillée, le système principal étant tombé en panne. Amarrage à la station internationale Iss habitée par les Russes Korzun (commandant), Treschev et l’Américaine Whitson qui réceptionnent du ravitaillement, des réservoirs d’azote et le matériel des expériences scientifiques dont une sur la cristallisation de nouvelles protéines à usage pharmaceutique. Les précédentes substances sont ramenées sur Terre par la navette. Dans la soute se trouve la poutre S1 de 12,5 tonnes et de 14 mètres de long porteuse d’un radiateur de climatisation des modules, ainsi que de rails destinés au déplacement du bras Canadarm 2 et d’une plate-forme (Ceta-a) pour les astronautes. Au cours de trois sorties de 19 h 41 mn, Wolf et Sellers réalisent les raccordements électriques et hydrauliques de la poutre S1 accrochée sur le côté tribord de la poutre So grâce au bras Canadarm 2. Les deux piétons de l’Espace déplient aussi les panneaux du radiateur, connectent les câbles de transmission de données, fixent une antenne, installent des caméras, enlèvent les sabots de frein du Ceta-a et récupèrent un boulon qui empêchait le mouvement du wagon (Mt) sur les rails de la poutre So de la station que Sellers décrit ainsi : « C’est une île dans le ciel. Elle ne ressemble à rien de ce que j’ai vu ou rêvé auparavant. Tout flotte et on grimpe les structures comme des araignées. C’est un endroit magique ».

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235° -> 30 octobre au 10 novembre 2002. SOYOUZ TMA1. Lonchakov (2° vol), Zaletin (2° vol, commandant), De Winne (Belge). 10 j 20 h 53 mn. L’équipage a pris place dans la nouvelle version du Soyouz équipé d’un poste de pilotage modernisé et de sièges pour des cosmonautes de taille plus petite ou plus grande (entre 1,50 m et 1,90 m). Lonchakov remplace le « participant au vol spatial », le chanteur Lance Bass, qui n’avait pas encore payé son voyage. Amarrage à la station internationale Iss occupée par les Russes Korzun (commandant), Treschev et l’Américaine Whitson. C’est une « mission taxi » destinée à changer le Soyouz garanti pour six mois, amarré en permanence à la station comme chaloupe de sauvetage. De Winne, un spationaute de l’Esa (l’Agence spatiale européenne), effectue les expériences de sa mission Odissea. Elles concernent notamment la biologie avec l’analyse des effets du rayonnement cosmique et de l’apesanteur sur les cellules de mammifères dans le but de mieux comprendre le vieillissement cellulaire responsable des maladies d’Alzeimer et de Parkinson ; le domaine pharmaceutique avec la cristallisation de protéines ; la physiologie avec des expérimentations sur la génétique bactérienne, les maladies osseuses et la pathologie cardio-vasculaire. Leur mission accomplie, les trois hommes reviennent sur Terre à bord de Soyouz Tm34.

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236° -> 23 novembre 2002. STS 113. Pettit, Bowersox (5° vol) et Budarin (3° vol, Russe) : 161 j 1 h 16 mn jusqu’au 3 mai 2003, Herrington, Lockhart (2° vol), Wetherbee (6° vol, commandant) et Lopez-Alegria (3° vol) : 13 j 18 h 48 mn jusqu’au 7 décembre 2002. 19° vol de la navette Endeavour. Amarrage à la station internationale Iss habitée par les Russes Korzun (commandant), Treschev et l’Américaine Whitson qui vont retourner sur Terre après avoir été relevés par le 6° équipage permanent : les Américains Bowersox (commandant), Pettit et le Russe Budarin. Des équipements, du ravitaillement et des expériences scientifiques sont transférés dans la station. A l’intérieur de la soute de la navette est positionnée une nouvelle poutre baptisée P1 de 12,5 tonnes et de 14 mètres de long munie d’un radiateur de climatisation des modules, de la deuxième plate-forme (Ceta-b) pour déplacer les astronautes le long de rails et de points d’attache des futurs panneaux solaires. Extraite de la soute, la poutre P1 est fixée dans le prolongement de la poutre So au-dessus du module Destiny. L’ajout de cette nouvelle pièce porte la masse de la station Iss à près de 200 tonnes. Lopez-Alegria et Herrington sortent à trois reprises pour une durée totale de 19 h 55 mn. Ils effectuent les raccordements électriques, installent les conduites flexibles du circuit de refroidissement de la poutre P1 et les relient à la poutre So. Ils retirent les sabots de frein de la plate-forme Ceta-b qui est ensuite transférée sur la poutre S1 et attachée au Ceta-a. Le wagon (Mt) de la poutre So est ensuite mis en marche, mais il ne roule pas aussi loin que prévu. Après le détachement de la navette qui atterrit avec quatre jours de retard au Centre Kennedy pour cause de mauvais temps, Bowersox, Pettit et Budarin continuent le programme élaboré par une centaine de spécialistes internationaux. 26 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments, la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. Une panne électrique empêche l’utilisation du matériel européen Msg («boîte à gants») qui permet de manipuler diverses expériences dans une enceinte. Il sera réparé dès qu’un cargo russe Progress aura amené l’équipement nécessaire. En janvier, un test médical révèle chez Budarin une condition physique insuffisante pour une sortie dans l’Espace. C’est donc Pettit qui sort avec Bowersox pendant 6 h 51 mn. Sur la poutre P1, ils enlèvent les attaches du radiateur qui déplie ses 25 mètres de long. A l’intérieur de l’appareil, de l’ammoniac va circuler pour refroidir les équipements électroniques de la station Iss. Les deux astronautes fixent également des points d’attache sur le nœud de jonction Unity, retirent des outils, contrôlent les réserves d’ammoniac, installent des projecteurs et des cale-pied sur les plate-formes mobiles Ceta.

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237° -> 16 janvier au 1er février 2003. STS 107. Ramon (Israëlien), Anderson (2° vol), Chawla (2° vol, femme), McCool, Husband (2° vol, commandant), Clark (femme), Brown d. 15 j 22 h 20 mn. 28° vol de la navette Columbia. Dans la soute est installé le laboratoire SpaceHab de 6 m de long. Pendant toute la durée de la mission, les 80 expériences internationales se déroulent sans interruption. Les astronautes sont répartis en deux équipes. L’une travaille de « jour » et l’autre de « nuit ». Les domaines concernés vont de la biomédecine à la croissance de protéines à usage pharmaceutique en passant par l’observation de phénomènes météorologiques. Les astronautes sont à la fois expérimentateurs et cobayes lorsqu’ils donnent des échantillons de sang, de salive et d’urine. Afin de prévoir les modifications du climat, ils mesurent la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre, l’épaisseur de la couche d’ozone, le volume des particules d’aérosols et celui des poussières des déserts. Ils réalisent une très importante expérience destinée à comprendre comment les cellules cancéreuses de la prostate et du colon se propagent dans les cellules des os. A l’aide d’une machine cylindrique appelée bioréacteur et grâce à l’absence de pesanteur, ces cellules peuvent être mises en contact et se développer. Les spécialistes attendent alors avec impatience le retour de la navette pour étudier la masse de tissu tumoral crée afin de mettre au point de meilleurs traitements dans la thérapie génétique des cancers. Malheureusement, seize minutes avant son atterrissage au Centre Kennedy, Columbia se désintègre à 20 000 km/h et à 60 km d’altitude, tuant les sept astronautes. L’enquête démontre qu’au moment du lancement, un morceau d’isolant s’est détaché du réservoir extérieur pour venir frapper à grande vitesse un joint d’étanchéité sur le bord avant de l’aile gauche. Sous le choc, il se déplace, puis se décroche en orbite. Lors de la rentrée dans l’atmosphère, le plasma (plus de 1.500° C) pénètre par le trou du joint et se répand dans la structure de l’aile qui fond. Incontrôlable, Columbia se disloque. Ce 113° vol d'une navette intervient après la perte tragique de Challenger et de son équipage dix-sept ans auparavant. A bord de l’Iss, Bowersox, Pettit et Budarin sont très peinés par la disparition de leurs collègues, mais il faut bien que leur mission se poursuive. Les deux astronautes américains réalisent une deuxième sortie de 6 h 26 mn. Ils manipulent des câbles électriques alimentant un gyroscope, remplacent un échangeur de chaleur sur le module Destiny, une unité de commande sur le bras Canadarm 2 et un boîtier de direction sur le wagonnet (Mt) qui est équipé de phares. Bowersox, Pettit et Budarin accueillent l’équipage de Soyouz Tma2, car ce sont des vaisseaux russes qui vont maintenant amener et relever les occupants de la station Iss dont la construction est stoppée dans l’attente du retour en vol des navettes Discovery, Atlantis et Endeavour sur lesquelles des modifications sont apportées.

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238° -> 26 avril au 27 octobre 2003. SOYOUZ TMA2. Malenchenko (3° vol, commandant), Lu (3° vol, Américain). 184 j 22 h 46 mn. Ce 7° équipage permanent de la station internationale Iss devait partir avec Kaleri sur la navette Discovery. Il embarque à bord du Soyouz prévu pour amener un équipage de visite comprenant l’Espagnol Duque de l’Esa, l’Agence spatiale européenne. Ne disposant plus de navettes pour acheminer une lourde cargaison vers la station, les responsables réduisent à deux les occupants de l‘Iss. Ainsi, ils font l’économie d’oxygène, d’eau et de vivres pour le troisième membre et le Soyouz peut amener du matériel supplémentaire à sa place. De plus, la décision est prise d’allonger la durée des vols pour limiter le nombre de lancements. Davantage de cargos russes Progress vont également être envoyés vers la station pour la ravitailler, bien que sa capacité de chargement (2,5 tonnes) soit très inférieure à celle de la navette (15 tonnes). Malenchenko et Lu amarrent leur Soyouz à l’Iss habitée par les Américains Bowersox (commandant), Pettit et le Russe Budarin restés un mois de plus en orbite en raison de la tragédie de Columbia. Ils rentrent sur Terre dans Soyouz Tma1, mais une défaillance du système de contrôle de la descente empêche l’allumage des moteurs d’attitude qui devaient assouplir la trajectoire se terminant par un atterrissage précis. L’équipage effectue alors une rentrée balistique avec, pendant un instant, une force de 8 g (huit fois le poids du corps). Pettit se sent écrasé sur son siège : « J’étais comme Atlas avec tout le poids du monde sur mes épaules ». Le Soyouz se pose à 400 km de l’endroit prévu. Les trois hommes attendent pendant deux heures l’arrivée de l’équipe de récupération, mais ils peuvent sortir de leur vaisseau. « Nous étions couchés par terre, aspirant l‘air frais qui nous avait tellement manqué » déclare Budarin. A bord de l‘Iss, Malenchenko et Lu poursuivent le programme préparé par une centaine de spécialistes internationaux. 24 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments, la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. Au mois de mai, ils manœuvrent la station pour éviter qu’elle se trouve sur l’orbite parcourue par le satellite italien Megsat 0. En août, l’équipement américain qui analyse la concentration de substances toxiques dans l’atmosphère, cesse de fonctionner. Il ne peut pas être remplacé, car il ne contient pas dans le cargo Progress. L’équipage n’est pas en danger, bien qu’il se plaigne parfois de maux de tête et de nausées. Un dispositif russe peut cependant contrôler les taux d’oxygène, d’azote et de dioxyde de carbone. Puis, un matériel de gymnastique défectueux empêche les deux hommes d’entretenir leurs muscles et leurs os. Un autre sera livré par un Progress, mais en l’absence de navettes, il est impossible de faire parvenir dans l’Iss de nombreuses ou de volumineuses pièces de rechange. A la fin de leur séjour, Malenchenko et Lu reçoivent l’équipage de Soyouz Tma3.

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239° -> 15 au 16 octobre 2003. SHENZHOU 5. Yang Liwei. 21 h 26 mn. 1er vol effectué par la Chine qui devient le troisième pays, après la Russie et les Etats-Unis, à envoyer un homme dans l’Espace avec sa fusée Longue Marche 2F de 58,30 mètres et de 479 tonnes. Une défaillance technique empêche la récupération des accélérateurs à poudre du lanceur qui auraient pu être utilisés pour un autre lancement. Shenzhou (8,90 mètres/7,80 tonnes) s’inspire du Soyouz des Russes à qui la Chine a acheté le brevet de fabrication. Il se compose d’un module orbital à l‘avant, d’une capsule de retour au centre et d’un compartiment moteur à l’arrière, équipé de grands panneaux solaires. Après le retour de la cabine suspendue à un parachute, le module orbital reste dans l’Espace pendant cinq mois pour effectuer des relevés sur l’environnement terrestre.

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240° -> 18 octobre 2003. SOYOUZ TMA3. Foale (6° vol, Américain) et Kaleri (4° vol) : 194 j 18 h 23 mn jusqu’au 30 avril 2004, Duque (2° vol, Espagnol) : 9 j 20 h 03 mn jusqu’au 27 octobre 2003. Amarrage à la station internationale Iss habitée par le commandant russe Malenchenko et l’Américain Lu qui vont être remplacés par le commandant américain Foale et le Russe Kaleri, le 8° équipage permanent. Cette mission porte le nom de Cervantès à cause de la présence de Duque, spationaute de l’Esa. L’Agence spatiale européenne réalise son 4° vol vers l’Iss avec des expériences effectuées soit dans le module russe Zvezda, soit dans le module américain Destiny. Elles concernent l’observation de la Terre, les sciences physiques, la physiologie humaine, la biologie, le domaine médical avec la cristallisation de protéines qui rentrent dans la composition de médicaments et la culture de cartilages humains pour les opérations chirurgicales. A l’intention des écoliers d‘Espagne, Duque donne des cours de physique enregistrés pour un film qui sera projeté dans les établissements scolaires. Il répond aussi aux questions des élèves, lauréats du concours « Habla Iss ». Puis, Duque s’apprête à revenir sur Terre à bord de Soyouz Tma2 en compagnie de Malenchenko et de Lu. Au cours du rangement du matériel dans le vaisseau, un des trois hommes touche une commande, sans s’en apercevoir. Les moteurs d’attitude du véhicule spatial se mettent alors en marche entraînant le pivotement de 25° de la station Iss. Elle retrouve ensuite sa position initiale au prix d’une dépense importante de carburant. Après le départ de leurs trois collègues, Foale et Kaleri continuent le programme élaboré par une centaine de spécialistes internationaux. 32 domaines sont concernés par cette expédition dont la photographie de la Terre pour l'agriculture, la sylviculture, l'hydrologie, la météorologie, la géologie, la cartographie, l'océanographie et l'écologie (20.000 clichés sont pris en moyenne par chaque équipage), les expérimentations pharmaceutiques en particulier sur les protéines pour les médicaments, la production de matériaux dont des cristaux pour l'électronique, les expériences scientifiques, de technologie et de biomédecine. En novembre, les deux hommes entendent un bruit grinçant sur la paroi extérieure du module Zvezda, « comme si on écrasait une canette d’aluminium ». Ils pensent à la collision avec un débris, mais les caméras extérieures ne filment aucun dommage. Le mois suivant, les contrôleurs constatent le fonctionnement irrégulier d’un des trois gyroscopes américains qui orientent la station. Par précaution, les moteurs du module russe Zarya sont aussi utilisés. Par ailleurs, Foale et Kaleri ne peuvent plus s’entraîner sur le tapis roulant tombé en panne. Début janvier, une chute lente de la pression atmosphérique est constatée. L’équipage ne s’inquiète pas beaucoup, car la réserve de gaz nitrogène est suffisante pour remonter la pression. Les deux hommes cherchent la fuite en vérifiant toutes les valves en contact avec le vide, en examinant le purificateur d’air et en fermant chaque compartiment. Ils trouvent la cause du problème à l’intérieur du module Destiny. Le conduit flexible équilibrant la pression entre chaque verre du hublot, est abîmé. Il est retiré et la fenêtre condamnée dans l’attente qu’un cargo Progress amène un tuyau de remplacement. En février, Foale et Kaleri réalisent une sortie de 3 h 56 mn. Ils prennent soin de fixer un collier sur le sas russe Pirs pour éviter que l’écoutille ne se referme derrière eux. Ils récupèrent des palettes d’expériences russes et japonaises, accrochent sur le module Zvezda un mannequin de l’Esa muni de capteurs pour enregistrer les doses de radiations et préparent le port d’attache du futur cargo européen Atv sur le module Zvezda. Ils n’ont pas le temps d’installer le dispositif de radioguidage laser nécessaire à l’amarrage du cargo, car la sortie doit être interrompue. Une défaillance technique survient dans le système de refroidissement de la combinaison de Kaleri qui déclare : « J’ai l’impression qu’il pleut à l’intérieur de mon scaphandre ! » Leur mission terminée, Foale et Kaleri accueillent l’équipage de Soyouz Tm4.

[Le 14 janvier 2004, le Président des Etats-Unis Georges Bush fixe les objectifs du nouveau programme spatial Constellation. Après 2010 : remplacement de la navette par le vaisseau Orion. Pour 2020 : début des vols en orbite lunaire du vaisseau Orion et du vaisseau Altair qui atterrira sur la Lune. Il déposera des astronautes et du matériel pour la construction de la base servant, en particulier, à bien préparer le séjour d‘un an et demi des premiers humains sur la planète Mars. Le 1er février 2010, le nouveau Président Obama annule le programme national Constellation. Il prolonge jusqu'en 2020 au moins l'utilisation de la station internationale Iss. Il décide de remplacer Orion par un vaisseau exploité par le privé pour desservir l'Iss. Il demande à la Nasa de se mettre d'accord avec les autres agences spatiales sur un programme international dont le coût serait partagé entre les nations et qui aurait pour objectif d'aller au-delà de l'orbite terrestre].

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