Valentina Terechkova

Publié le par jijiaile


La 6° cosmonaute et 1ère femme, Valentina V. Terechkova
est née le 6 mars 1937 à Maslennikovo (Terre). Elle a trois ans lorsque son père, conducteur de char d’assaut, est tué en Finlande au début de la seconde guerre mondiale. La paix rétablie en 1945, elle part avec sa maman habiter chez sa grand-mère maternelle à Yaroslavl. Elle peut enfin commencer l’école et sa mère trouve du travail dans une filature de coton. Sa première institutrice lui apprend le français et la lecture des textes traduits de Victor Hugo. A l’âge adulte, elle veut occuper la place de ces mécaniciens qui agitent une main pour la saluer quand leur train file sur la voie ferrée près de sa maison.

En 1953, Valentina renonce à demander son admission dans un établissement de Leningrad qui forme les cheminots, car elle veut aider financièrement sa mère en arrêt de maladie. Elle interrompt sa scolarité à 16 ans et entre comme ouvrière chez un fabricant de pneumatiques où elle taille des pneus au sein d'une atmosphère surchauffée et nauséabonde. Le soir, elle reçoit des leçons de perfectionnement. Deux ans plus tard, elle démissionne pour faire l'apprentissage du métier de fileuse dans l’usine de sa mère. Allergique à la poussière dégagée par la transformation du coton, elle cherche à obtenir un autre poste en commençant des cours par correspondance de l’Institut Technique des Textiles.

Sur les conseils répétés d’une collègue, Valentina s’inscrit à l’aéroclub de Yaroslavl où elle pratique avec passion le parachutisme dès 1959. Depuis un avion Yak-12, elle saute de jour comme de nuit, par tous les temps, en touchant le sol ou l’eau. Au début, son moniteur lui reproche d'atterrir comme un ours. Vexée, elle améliore sa technique pour se poser comme une plume. Deux ans après, elle totalise près de 80 sauts et elle fonde un club dans la filature de coton. La découverte du milieu aéronautique la pousse à rejoindre l’Institut Technologique d’Aviation de Moscou, mais elle ne peut pas quitter sa mère toujours souffrante.

En 1960, Valentina termine son enseignement par correspondance suivi d’un stage pratique à Ivanov. Durant les mois précédents, elle a interrogé et observé ses camarades des autres ateliers. Les nombreuses notes qu’elle a prises servent à rédiger son rapport de fin d‘études qu’elle présente avec succès devant le jury. Satisfait, il lui remet son diplôme de technicienne supérieure en filatures textiles, mention excellent.

Après les vols de Gagarine et de Titov en avril et août 1961,Valentina rêve de devenir cosmonaute, d’autant plus que sa mère est en meilleure santé. Elle se confie à une responsable syndicale qui lui suggère d’adresser sa candidature aux autorités de Moscou. Elle rédige la lettre, mais n’ose pas l’expédier, étant persuadée qu’une ouvrière ne retiendra pas l‘attention. Par contre, des centaines de femmes n’hésitent pas à se faire connaître.

C’est pourquoi, Korolev, le Chef des programmes spatiaux, accepte en octobre 1961 la proposition de Kamanine, le Directeur des cosmonautes, d’envoyer une femme dans l’Espace. Le recrutement doit s’effectuer parmi celles qui se livrent au parachutisme, puisqu’à la fin de sa mission l’occupant du vaisseau Vostok s’éjecte pour atterrir en parachute. Des agents vont alors se rendre dans quatre grands aéroclubs dont celui de Yaroslavl pour questionner les volontaires au vol spatial. Un jour d’automne 1961, Valentina exprime ainsi son puissant désir de voler dans le Cosmos.

Près de 200 jeunes femmes sont aussi intéressées, mais la sélection sur dossier, sur entretien, sur examens médicaux, sur tests est impitoyable. 58 sont retenues en décembre 1961, 23 en janvier 1962, 7 en février et 5 en mars dont Valentina. Obligée de garder momentanément le secret sur sa nouvelle activité, elle déclare à sa mère qu’elle va devoir s’absenter longtemps pour préparer une compétition de parachutisme. Avant l’arrivée des heureuses élues dans le monde très masculin du Centre d’entraînement près de Moscou, Youri Gagarine s’adresse à ses confrères : « Des cosmonautes féminines vont nous rejoindre. Je vous demande d’avoir de la considération envers elles et d’être prêts à les aider. Il ne doit pas y avoir de tension ou une quelconque animosité à leur égard ».

En mars 1962, Valentina Terechkova entre à l’âge de 25 ans dans le groupe des cinq femmes cosmonautes. Aimable et serviable, réservée et opiniâtre, elle est aussi un modèle de savoir-vivre. A cette date, elle a déjà effectué plus de 160 sauts en parachute. Elle aime également la lecture, la musique et le théâtre, la natation et le ski, le badminton et le trampoline. Elle va être surnommée la « Gagarine en jupons ».

Au moment où les trois premières jeunes femmes franchissent l’enceinte de la Cité des étoiles, leurs rires amusent les cosmonautes qui sont surtout intrigués par une des deux valises que porte Valentina et qui semble très lourde. « Elle contient des poids et des haltères » affirme Bykovsky avec un air moqueur. Le contenu est tout autre : elle est chargée de livres. En galant célibataire, Nikolaïev l’amène dans l’appartement de Valentina dont il devient le tuteur de formation avant qu’ils aient des relations intimes.

Lorsqu'elle termine l’épreuve de la centrifugeuse, Nikolaïev et les techniciens se précipitent avec inquiétude vers l'habitacle suspendu à l’extrémité du bras d'acier à l’intérieur duquel elle est enfermée. Valentina leur dit en souriant : "Ainsi, vous pensiez que vous seuls, les hommes, pouviez supporter le manège diabolique ? Les femmes aussi !" Elle résiste également au test de la chambre sourde où le silence est si pesant qu’elle doit occuper son esprit en récitant à voix haute des poèmes de Nekrasov célébrant l'émancipation de la femme. Elle continue aussi à sauter en parachute, puis elle apprend à voler comme copilote d’avion de transport et d’avion à réaction.

En mai 1962, Kamanine revient des Etats-Unis où il a accompagné Titov. Il confirme que des femmes, dont l’aviatrice Jerrie Cobb détentrice de records, essayent d’intégrer le groupe des astronautes du programme Mercury. En juillet, le président de la commission des affaires spatiales à la Chambre des Représentants (députés) demande à la Nasa d’élaborer un plan en vue d’engager des femmes. Pour les autorités soviétiques, il n’est pas question qu’une Américaine s’envole la première. Les cosmonautes féminines accélèrent leur préparation et Valentina est choisie pour ce voyage exceptionnel.

Arrivée au cosmodrome de Baïkonour, elle se fiance avec son collègue Adrian Nikolaïev en lui promettant le mariage à son retour sur Terre. Au moment d’enfiler son scaphandre et afin de plaire aux étoiles, elle se met du rouge aux lèvres et de la poudre sur ses joues. Quatre minutes avant le lancement, son rythme cardiaque monte à 84 pulsations à la minute comparé à celui de Gagarine qui était de 110.

Du 16 au 19 juin 1963, Valentina Terechkova accomplit son unique mission de 2 j 22 h 50 mn autour de la Terre à bord de Vostok 6 (4,71 tonnes/4,40 mètres). La première femme de l’Espace supporte beaucoup mieux les accélérations de la fusée Semiorka que Nikolaïev et Popovitch. C’est le deuxième vol jumelé soviétique, car son vaisseau s’approche à 5 km de Vostok 5 occupé par Bykovsky lancé deux jours auparavant.

La mission est prévue pour durer un à trois jours. Au cours de la seconde orbite, Valentina n'arrive pas à orienter manuellement le Vostok. Il faut absolument qu'elle soit capable de prendre les commandes lors de la rentrée si le système automatique tombe en panne. On décide de reprogrammer cet exercice pour la 38° orbite et c'est Gagarine qui lui rappelle la procédure à suivre pour réaliser cette manoeuvre complexe. Ce contre-temps ne contrarie pas Valentina qui prend contact avec Bykovsky à qui elle chante par radio des extraits d'un hymne patriotique et de deux chansons populaires. Elle adresse aussi ses voeux à toutes les femmes du monde.
A partir de la fin de la première journée dans l'Espace, Valentina commence à être fatiguée comme Titov après ses nausées. La télémesure indique une faible activité cardiaque et les contrôleurs entendent ses réponses évasives aux questions posées. Korolev, le Chef du programme spatial, s'inquiète sur son mauvais état de santé qu'elle ne veut pas reconnaître. On envisage son retour anticipé que le médecin Yazdovskiy n'autorise pas, car il estime qu'elle peut poursuivre son vol. La cosmonaute continue d'affirmer qu'elle va bien, en répétant qu'elle accomplira en intégralité sa mission.
Lors de la 38° orbite, Valentina ne réussit pas le test d'orientation de la cabine pour la deuxième fois.
Puis, les responsables ne l'entendent plus. Ils demandent à Bykovsky de la contacter par radio, mais il n’y parvient pas. On envoie alors un signal qui déclenche une alarme à bord du vaisseau. Elle déclare s’être endormie profondément et elle promet de refaire le test. Le 19, après son réveil, elle parvient à orienter correctement le vaisseau pendant 15 mn au cours de la 45° orbite.

Pendant son vol, Valentina se plaint d’un manque d’appétit, d’une douleur au tibia droit et de démangeaisons sur la tête provoquées par la pression des senseurs sous son casque. Elle peut néanmoins effectuer des expériences biologiques sur les graines et les insectes, ainsi que des observations scientifiques du ciel et de la Terre concernant la structure des nuages, leur densité et leur direction. Elle prend le temps d'écouter des cassettes d’Adamo, d’Hugues Aufray et de Gilbert Bécaud.

Lors de la rentrée dans l’atmosphère, la télémétrie indique que toutes les étapes se déroulent normalement. Cependant l’anxiété monte, car on n'entend pas Valentina confirmer en direct le bon fonctionnement du système d’orientation, ni la mise à feu de la rétrofusée, ni la séparation de la cabine sphérique et du module de service. Après s’être éjectée en parachute à 6 500 m d’altitude, elle ouvre la visière de son casque pour mieux se repérer. Elle lève la tête au moment où une pièce de métal se détache de la voilure et vient frapper son nez en laissant une petite coupure et un bleu.

Puis, Valentina constate que le vent la pousse vers une étendue d‘eau. Affaiblie par une insuffisance alimentaire de trois jours, elle se demande si elle aura assez de force pour se débarrasser de son parachute et pour nager vers la rive. Heureusement, la direction du vent change et elle atterrit, mais sur le dos en raison d’une défaillance d’un élément de la coupole. Des travailleurs d’une exploitation agricole accourent l’aider à se relever et à retirer son scaphandre. Elle se dirige ensuite vers la cabine posée 400 mètres plus loin.

C’est alors que Valentina commet plusieurs infractions au règlement. Elle distribue à ses « secouristes » les tubes d’aluminium et les boulettes contenant des aliments (d’où impossibilité de quantifier la nourriture mangée durant son vol) ; elle accepte un copieux petit déjeuner sur place (d’où annulation des analyses) ; elle nettoie la cabine de tout ce qui a un rapport avec l’hygiène (d’où abandon des examens). Lorsqu’un médecin arrive sur les lieux, elle lui reproche sévèrement d’avoir désobéi aux consignes. Le ton s’élève entre les deux femmes qui ont une discussion très animée.

Revenue à Yaroslavl, Valentina retrouve sa mère qui va mettre longtemps à lui pardonner d’avoir menti sur ses activités. Lors d‘une transmission télévisée du vol, un voisin avait reconnu sa fille alors qu’elle lui affirmait que c’était impossible puisqu’elle effectuait un stage de parachutisme. Valentina commence ensuite à parcourir son pays et le reste du monde pour répondre à l’avalanche des invitations adressées par des gouvernements, des villes et des organisations. Ainsi, en octobre 1963, elle est à New York en compagnie de Gagarine au siège de l’Assemblée Générale des Nations Unies (Onu) dont les membres se lèvent pour l’applaudir longuement.

En novembre 1963, Valentina épouse le cosmonaute Andrian Nikolaïev, un mariage qui durera dix-neuf ans. Sept mois plus tard, elle met au monde leur fille Alyona, le premier enfant "de l'Espace" qui sera chirurgienne. Elle débute en 1964 des cours en aéronautique à l'Académie de l'Armée de l'Air Joukovski et elle devient, à l’occasion, la porte-parole du programme spatial, en plus de sa fonction récente d’instructeur.

En 1965, Valentina entraîne les deux femmes sélectionnées pour la mission Voskhod 5 : Ponomaryova et Solovyova qui doit effectuer une sortie dans l‘Espace. Mais les partisans de l’égalité des sexes dans le Cosmos ne résistent pas à la pression des misogynes. Le vol féminin est annulé et remplacé par un vol masculin qui est, lui aussi, supprimé par la suite. Valentina est contrariée par la mise à l’écart des cosmonautes féminines. Déjà, on lui reproche d’avoir été souffrante durant sa mission. Elle note que dans l’Espace comme sur Terre, on accepte que les hommes tombent malades ou commettent des erreurs. Par contre, on ne pardonne pas aux femmes d’attraper mal ou de faire des fautes.

Le 13 mai 1965, Valentina se rend à Paris avec Nikolaïev pour recevoir le Prix Galabert d’astronautique et elle descend ensuite dans le sud de la France, notamment à Menton où la scaphandrière des profondeurs spatiales rencontre Pierre Graves, un scaphandrier des profondeurs marines. Au cours de cette année, elle est admise au Comité des femmes soviétiques dont elle devient Présidente trois ans plus tard pour un mandat sans cesse renouvellé et qui dure dix-neuf ans. Car son influence auprès de l’administration centrale facilite la promotion de la femme dans la vie économique et sociale. A partir de 1966, elle entre au Parlement soviétique où elle va siéger comme Député du district de Yaroslavl. A compter de 1968, elle représente le gouvernement soviétique dans plusieurs organisations internationales de femmes, ce qui l’amène à de fréquents séjours à l’étranger.

Valentina occupe tous ces postes, souvent par obligation, sans avoir le temps de s’entraîner suffisamment, car elle veut repartir dans l’Espace, malgré les réserves des responsables politiques et spatiaux. Elle demande à Kamanine d’être dispensée d‘une partie de ses engagements, mais ce n’est pas possible. Invitée à Moscou à la cérémonie de réception des équipages de Soyouz 4 et 5, elle manque d’être tuée le 22 janvier 1969. La voiture officielle, à bord de laquelle ont pris place également les cosmonautes Leonov et Beregovoï, est criblée de balles par un homme habillé en policier. Il pensait que c’était le véhicule de Brejnev, le dirigeant de l’Urss, se rendant au Kremlin, mais celui-ci avait pris un autre trajet au dernier moment.

En juin 1969, Valentina présente avec succès sa thèse « Moteurs de freinage pour vaisseau orbital » devant le jury de l’Académie de l’Armée de l’Air Joukovski qui lui remet son diplôme d'ingénieur en aéronautique. Elle termine ainsi un cycle d’études de cinq ans mené en parallèle avec ses nombreuses activités. Elle est persuadée que les connaissances acquises vont lui permettre d’être sélectionnée sur un futur vol, bien que la dissolution du groupe des cinq femmes cosmonautes soit prononcée quatre mois plus tard. 
Valentina retourne à Paris le 19 novembre 1969 pour assister au congrès de la CGT en qualité de membre de la délégation des syndicats soviétiques. Quatre jours après, elle visite les Hautes-Pyrénées, d’abord Tarbes à l’invitation du Secrétaire Général de la Fédération mondiale des syndicats, puis Saint-Lary, Gavarnie, Barèges et les sanctuaires de Lourdes.

Malgré ses déplacements et ses occupations, Valentina essaie de ne pas manquer les réunions entre cosmonautes au cours desquelles elle interroge chaque fois Kamanine sur la date de son second vol, mais sa réponse est toujours évasive. Le 1er juin 1970, elle a au moins le plaisir d’être à Baïkonour avec sa fille Alyona pour voir décoller son mari Nikolaïev à bord de Soyouz 9, une mission record de 18 jours en compagnie de Sevastianov. De retour à la Cité des étoiles, elle présente le bureau du 1er homme de l’Espace à Neil Armstrong venu remettre aux veuves de Gagarine et de Komarov une reproduction des médailles à leur effigie qu’il a déposées sur le sol lunaire lors de sa mission historique Apollo 11.

Pour compléter sa formation de cosmonaute, Valentina suit à nouveau des cours et elle obtient un doctorat en sciences techniques en 1976. Deux ans après, elle apprend avec grand intérêt le recrutement des six premières femmes astronautes américaines. Elle pense que c’est l’occasion rêvée pour qu’on accepte enfin qu’elle reprenne la route du Cosmos. Elle demande à passer une visite médicale, mais les résultats des examens et des tests ne l’autorisent pas à repartir vers les étoiles à l’âge de 41 ans, une cruelle déception pour la pionnière de l'Espace.

Les nouvelles cosmonautes sélectionnées à partir de juillet 1980 sont naturellement beaucoup plus jeunes, entre dix et vingt ans de moins qu'elle. En 1982, dix-neuf ans après Valentina, la Soviétique Svletana Savitskaya, s’envole. Puis, c’est au tour de la première Américaine Sally Ride. D’autres femmes les suivent dont la Française Claudie André-Deshays, mariée plus tard avec Jean-Pierre Haigneré, son collègue spationaute. Elles vont commander des équipages de la navette spatiale et de la station spatiale internationale ISS. En 1985, Valentina revient à Paris pour le premier congrès de l’Association of Space Explorers qui regroupe toutes celles et tous ceux qui ont connu le frisson spatial.

Nommée Chef de la délégation soviétique, Valentina intervient régulièrement lors des conférences données au siège de l’Onu à New York que ce soit sur le désarmement, l’aide alimentaire ou le nouvel ordre international. En 1987, elle devient Présidente de l’Union des sociétés soviétiques pour l’amitié et les relations culturelles avec les pays étrangers où elle se rend.

En avril 1991, Valentina Terechkova rencontre le spationaute Patrick Baudry en déplacement à Baïkonour pour la célébration du 30° anniversaire du vol de Gagarine. Six ans plus tard, elle quitte l’agence spatiale, mais elle poursuit ses autres activités qui font d’elle une femme publique très active et très dévouée. Elle consacre davantage de temps aux personnes en difficulté et aux établissements qui accueillent des orphelins. En 2003, elle est désignée Directrice du Centre russe de coopération internationale pour la science et la culture au Ministère des Affaires Etrangères. Elle continue cependant à fréquenter le milieu spatial. Le 28 avril 2008, elle accompagne la cosmonaute Sud-coréenne Soyeon Yi au pied de la fusée lance-Soyouz pour un vol à destination de la station internationale ISS.
            

Publié dans cosmonautes

Commenter cet article